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Le Dix de Trèfle
Blog de gaymeuse, rôliste, fan de jeux vidéo autant que de jeux de société. Et peut-être future auteure.
Jeux | 20.09.2013 - 09 h 34 | 5 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : Saints Row 2

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Chères lectrices, chers lecteurs, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous : je suis de retour (peut-être pour des articles moins réguliers qu’auparavant, mais ne nous avançons pas trop : ça fait des mois que je dis que je vais moins écrire ici).

Pour l’article d’aujourd’hui, j’ai longuement hésité. J’ai choisi de chroniquer Saints Row 2, alors que le IV est sorti dernièrement. Pourquoi ? Mes contacts sur Steam peuvent pourtant remarquer que j’ai joué à Saints Row IV (et vu les succès, je l’ai effectivement terminé et j’attends impatiemment que quelqu’un craque pour rejouer en multi-joueurs – c’était un message subliminal).

Cependant, j’ai joué à Saints Row 2 avant de toucher au IV et je pense que cela joue dans mes perceptions des deux jeux. D’où ma décision.

Pour ceux qui me suivent depuis peu de temps, voici ce que j’ai pensé de Saints Row : The Third (le 3, parce que tout de même, cette saga écrit ses chiffres différemment d’un opus à l’autre, cela titille mon côté maniaque). Je vous conseille de le (re)lire si vous avez oublié quelques termes comme « GTA-like ».

Sachez enfin que j’ai commencé dernièrement le premier opus de la saga. Viendra probablement un autre avis.

Saints Row 2

logo

Aujourd’hui, ce sont mes captures d’écran qui accompagneront l’article.

(suite…)

Jeux | 05.04.2013 - 09 h 11 | 4 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : C’est l’histoire d’une station de recharge…

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Bonjour !

Aujourd’hui, nous allons parler argent. Avant toute chose, je vais vous rappeler qu’il y a plus d’un an, j’écrivais un article intitulé Découverte des modèles économiques dans les MMORPG (des fois, j’écris des articles dont on se doute qu’ils vont être chiants, rien qu’au titre).

Le petit paragraphe sur lequel je vais rebondir, après tout ce temps, est le suivant :

Et quid des modèles économiques qui laissent penser qu’il n’y a que deux ou trois solutions pour faire vivre les jeux ? Allez, je lance une idée : et si des sponsors étaient invités dans les mondes des MMORPG ? Toujours gratuits, mais financés par un peu de publicité.

Finalement, si nous parlons aujourd’hui de l’apparition d’un sponsor dans un jeu vidéo, ce n’est pas pour un MMORPG, mais pour un jeu d’EA Games, SimCity.

Certes, SimCity met ses joueurs en colère. Je ne l’ai pas testé, mais à lire les réactions des joueurs, cela ne me donne pas envie. Il y a cette fâcheuse tendance à ne pouvoir jouer qu’en étant connecté, il y a les bugs, il y a le fait que le jeu soit trop simple, il y a l’immanquable comparaison avec les précédents opus de cette saga (qui, invariablement, étaient meilleurs). Soit, le jeu est mauvais. Tant mieux : on économise.

SimCity, ayant déjà énervé considérablement ses joueurs, met ceci en place :

simcity-nissan

Devinez avec qui s’est fait le partenariat.

D’après ce que j’ai lu, le bâtiment en question apporte du bonheur aux concitoyens, sans consommer quoi que ce soit (ni même électricité, la vie est chouette). Donc, entrer dans cette station de recharge clairement sponsorisée vous fait bondir de joie, et rien d’autre.

Il est difficile d’avoir un avis objectif sans posséder un oeil chez EA Games (que je n’ai pas, donc, je garde consciencieusement mes deux yeux dans leurs orbites respectifs). Si j’ai longtemps critiqué la pub sur internet, aujourd’hui elle me nourrit. Bien sûr qu’un monde sans pub serait meilleur, mais il faut urgemment trouver des modèles économiques viables pour s’en passer. Et à ce jour, c’est compliqué (nous voyons bien comme les journaux peinent à mettre en place des abonnements sur internet ; moi-même, je n’en paye aucun et préfère donner un peu de sous ponctuellement si j’aime beaucoup le média).

Cependant, si j’avais parlé de sponsor pour les MMORPG, si j’accepte la pub sur mes applications de smartphone ou sur les sites, c’est parce que le service est gratuit. Je ne paye pas, mais les gens doivent bien manger, donc qu’ils affichent de la pub (du moment que ça ne gâche pas l’expérience du lecteur).

Là vient le souci avec SimCity et Nissan : le joueur paye un jeu, le premier DLC gratuit est une pub. Alors, oui, vous pouvez choisir de la subir ou non. Mais l’économie de certains jeux m’étouffe (oui). On paye un jeu assez cher, on y ajoute des tonnes de DLC (qui sont annoncés si vite qu’on sent que le jeu complet est en fait morcelé pour gagner plus d’argent), des patchs pour éviter les bugs, et maintenant on subit aussi de la pub.

Heureusement, les jeux indépendants ne sont pas encore trop sensibles à ce genre de connerie (excusez-moi du mot, mais je pense qu’il est nécessaire). Le joueur devient une vache à lait, on pense à nous empêcher le prêt, l’occasion, le mode hors ligne, l’achat sur d’autres plateformes. Tout ceci pour nous fournir un monde fermé pour chaque éditeur, évitant la moindre perdition de l’argent que nous pourrions leur donner.

J’ai fortement limité mes achats de jeux vidéo des grandes maisons de production, car je ne supporte plus de devoir payer un jeu en plusieurs fois, de devoir payer de plus en plus cher. Je regrette, parfois. D’un autre côté, il y a des pépites magnifiques chez les indépendants que je découvre plus facilement.

Post-Scriptum : Je fais actuellement le CampNaNo, avec un objectif de 10 000 mots en avril. Bon, je n’ai pas d’idée sur ce que je vais écrire, ni quand. Mais je vais essayer.

Réflexions | 22.03.2013 - 10 h 57 | 6 COMMENTAIRES
Assez du 24 mars

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Salut à toutes et à tous,

Aujourd’hui, pas de jeu. Aujourd’hui, quelques pensées, plutôt.

Pas plus tard qu’hier, au fil d’une discussion sur Twitter, j’ai cliqué sur quelques liens de la « Manif pour tous », il s’agissait d’un concours de photos.

Je suis un peu retournée. Pas seulement pour l’instrumentalisation d’enfants, pas seulement pour l’instrumentalisation de personnes âgées.

En fait, je trouve cela aisé de voir des têtes de file dans cette manifestation homophobe. Nous subissons Boutin, nous subissons Frigide et leurs amis. Je pense que n’importe qui – même si c’est bien malheureux – peut les reconnaître dans la rue. Je les trouve par ailleurs un peu stéréotypés, à force de lire des choses sur eux dans les médias. Ils me font grincer des dents, mais je les vois comme des personnages, des gens qui – ce n’est pas possible, sinon – jouent et surjouent leurs rôles.

La Manif pour tous, ce sont ces acteurs en tête d’affiche. Puis la Manif s’immisce plus durement ; dans les publicités Google sur internet, par exemple. J’enrage, je signale aux sites, mais ce n’est jamais agréable.

La semaine dernière, en allant à un rendez-vous, j’ai vu un homme qui distribuait des tracts pour la manifestation du 24 mars. Je l’ai envoyé – un peu trop poliment – promener. Je suis toujours surprise dans ces cas-là, cela tempère mes actes plus que nécessaire.

L’explication de cette réaction est la même que celle qui a suivi le visionnage du concours de photos : ce sont des quidams ; des gens que je suis susceptible de voir dans le métro, des gens qui n’ont rien de particulier, qui ne portent pas leurs sweats moches tous les jours, qui, si ça se trouve, sont même dans mon open space.

Peut-être que l’épicier chez lequel je vais chercher mon repas, ce midi, ira à la manifestation de dimanche. Peut-être.

J’ai l’impression de devenir paranoïaque. Ils me font un peu peur. Pourtant j’ai de la chance, par rapport à beaucoup d’homos : j’ai pu éloigner les homophobes de mon entourage. Mes proches sont conscients de mon homosexualité, je ne rentre dans le placard que quelques petites semaines par an pour les réunions familiales. Je ne subis pas tous les jours un regard désapprobateur, personne ne me jette hors de chez moi parce que je suis attirée par les femmes.

Je voudrais être out avec toute ma famille, mais à voir les réactions et les débats actuels, j’ai peur. Je crains même parce que je vais sortir de chez moi dimanche. Et pourtant, je fais partie de la caste des lesbiennes quasi-invisibles. Cette ambiance qui s’éternise me rend malade, obscurcit mes pensées.

On nous présente de plus en plus souvent l’homophobie en lui donnant des visages sympathiques ; ou pire, oubliables.

Cela me tord le ventre. A tel point que cela sape mon courage, déjà si léger. Courage dont j’aurais tellement besoin pour m’exprimer, pour sortir de mon semi-mutisme sentimental.

J’espère ne pas blesser par cette faiblesse. Et je me demande, continuellement : pourquoi toute cette haine ? Pourquoi déverser continuellement cette intolérance ?

Je suis fatiguée.

Post-Scriptum : Après avoir commencé à rédiger ce billet, un magasine féminin a fait des lesbiennes des objets à la mode ; cela n’améliore pas mon humeur.

Post-post-Scriptum : Je crains qu’il n’y ait pas de jeu du vendredi la semaine prochaine (peut-être même celle d’après aussi).

Jeux | 15.03.2013 - 12 h 19 | 2 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : Munchkin

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Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un jeu que mes amis aiment beaucoup, mais que je n’apprécie guère. J’y joue quand même, mais généralement en ayant conseillé un autre jeu auparavant. Voyons ensemble ma justification.

Munchkin

munchkin_logo

Aujourd’hui, on parle de ça !

(suite…)

Jeux | 22.02.2013 - 10 h 51 | 12 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : Yesterday (spoilers massifs)

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Chères lectrices, chers lecteurs,

Vous le savez certainement, il existe des jeux qui commencent bien, puis qui finalement déçoivent. C’est comme les films, comme les livres. Un bon début, c’est sympathique, mais si la tension ou l’ambiance retombent après quelques minutes, vous finissez par être déçus. Surtout si, comme moi, vous avez tendance à attendre désespérément que la fiction vous charme de nouveau, qu’un retournement de situation lui offre un nouveau souffle.

Pour le jeu dont je vais vous parler aujourd’hui, j’ai attendu en vain.

Décidant que pour mieux signifier l’ennui que j’ai ressenti et la nullité du scénario, j’allais vous spoiler le jeu, je vous préviens : JE VAIS VOUS RACONTER L’HISTOIRE EN ENTIER.

Je vous déconseille fortement de l’acheter : 30 € (merci pour les packs Steam, encore une fois, parce que je l’ai payé 5 € et 5 € ça passe, pas 30) pour ça, vous feriez mieux de vous acheter un pull, parce qu’il fait froid.

Yesterday

yesterday

Êtes-vous prêts à lire toute la trame du jeu ? Avec ses GROSSES ficelles ?

(suite…)

Jeux | 01.02.2013 - 11 h 12 | 12 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : 10 000 000

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Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui, nous allons parler d’un petit jeu ; d’une mauvaise expérience. Vous êtes prêts ? C’est parti !

10 000 000

10000000

Un jeu pour rien.

(suite…)

Réflexions | 21.11.2012 - 13 h 37 | 9 COMMENTAIRES
Cher Monsieur le Président (oui, je râle)

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datchler

Cher Monsieur le Président,

Je voulais écrire 3000 mots pour mon NaNoWriMo (vous connaissez ? C’est sympa comme défi) aujourd’hui, mais je vais quand même faire une petite pause pour vous adresser un message que vous ne lirez pas.

Je fais partie de ces gens (nombreux ?) qui ont voté pour vous un peu par dépit ; parce que je n’appréciais pas votre adversaire. Je me suis dit que, bon, vous étiez un peu engagé sur les causes homosexuelles. Que si on avançait un peu avec vous, avec un peu de chance, on pourrait aussi améliorer la situation des trans (peut-être un peu après, le temps que Christine Boutin reprenne son souffle après le mariage, la PMA et l’adoption).

Vous ne le savez pas, mais j’écris en ce moment une dystopie. Les gens n’y ont pas de liberté d’expression, de penser ; et l’homosexualité y est interdite. Mes personnages se battent contre cette situation.

Ces derniers temps, j’ai vu. J’ai vu que vous reculiez contre à peu près toute forme d’opposition. On dirait que vous ne savez pas dire « Non », ni assumer vos convictions. Vous avez laissé tomber la PMA, vous avez reculé face aux froncements de sourcils de certains. J’ai du mal à voir quand nous avançons, que ce soit financièrement ou dans nos droits.

Je suis profondément sensible au sujet des droits LGBT (c’est bête, mais c’est parce que ça me concerne, ça concerne mes amis). Nos revendications sont assez simples, vous allez voir : nous voulons être les égaux des hétérosexuels.

En ce moment, la vie est assez violente pour nous. Même ceux qui, d’entre nous, sont les mieux pourvus dans leurs entourages (je suis moi-même assez chanceuse), nous subissons chaque jour un dérapage, une homophobie plus que sensible. On nous répète à l’envi que nous sommes des monstres.

Avez-vous entendu parler de ce weekend ? Des manifestations ont eu lieu, scandant des propos homophobes. Il y a eu des violences dimanche, des vidéos vous le prouveront. Les avez-vous condamnées ? Si oui, c’était quand même très discret. A la place, vous avez gentiment dit, mardi, aux maires, que, bon, hein, pour le mariage ils peuvent déléguer. C’est la « Liberté de Conscience », tout ça.

Des gens viennent manifester en cagoules, frappent sérieusement d’autres personnes, les ruent de coups de pieds quand elles sont à terre. Mais bon, pour l’application de la loi contre laquelle ces gens en cagoules se battent, en fait, c’est juste de la liberté de conscience. Vous êtes un peu en train de leur donner raison (si peu).

Arrêtez de draguer l’UMP. Vous êtes (?) de Gauche. On n’attend pas de vous que vous offriez des fleurs à Christine et à André Vingt-Trois. Le terme « Liberté de Conscience » est horrible. Il nous renvoie dans la marge que nous cherchons à quitter, depuis des années. « Conscience », vous l’entendez ? Vous offrez donc le droit aux maires de discriminer, parce que si c’est leur conscience, oh bah, ce n’est pas si grave.

Cela me fait du mal. Pour tous ceux qui se battent, pour mes amis, qu’ils soient LGBT ou H. Nous n’avons pas votre soutien. Vous nous décevez. Vous savez, votre prédécesseur ne faisait rien pour nos droits, mais au moins nous savions à quoi nous attendre. Il ne promettait rien, rien n’avançait, pas de déceptions, pas de larmes, pas de petits cœurs brisés. Vous apparaissez comme un lâche et un menteur. On choisit son image, après tout.

S’il vous plaît : faites que ma dystopie ne devienne pas une utopie.

Merci, bisous ♥ .

Réflexions | 17.10.2012 - 14 h 44 | 5 COMMENTAIRES
Semaine coming out, and again, and again, and again…

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Dans ma famille, depuis maintenant environ deux ans pour la plupart des gens (j’ai plus ou moins tardé selon les personnes), je suis out.

datchler

Rainbow Flag, de Datchler sur Flickr

Quand on va chez moi – certains de mes lecteurs ont pu le voir – on peut notamment remarquer un joli drapeau rainbow devant ma porte. Je ne l’ai pas mis moi-même, ma grand-mère l’a attaché devant la porte de ma chambre / cave / bureau / salle de jeu / bordel. Bref, devant ma piaule.

La première personne à qui j’ai fait un coming out, c’est mon frère. A l’époque, je sortais de deux relations consécutives avec des hommes, mais j’étais folle amoureuse d’une demoiselle (d’ailleurs, ce n’est pas très sympathique de ma part, mais durant une de mes relations avec un homme, je pensais à la demoiselle en question). J’ai donc annoncé à mon jeune frère que j’étais bi, il m’a répondu que lui aussi. Puis finalement, j’ai compris que j’étais davantage lesbienne (un jour, peut-être, j’expliquerai mon point de vue). Je me suis outée à tour de bras, là les grands-parents, ici les oncles, là-bas ma mère.

Des personnes à qui je n’ai pas dit ouvertement que je suis lesbienne, il y en a. Mais entre les réseaux sociaux, mes combats et mes opinions que je livre sans la moindre gêne, il n’y a que deux endroits où je suis réellement dans le placard : au boulot, et en présence d’un membre de ma famille qui est raciste, sexiste et homophobe.

Si je vous écris cela, c’est aussi pour vous annoncer qu’actuellement il y a chez moi ma mère, mon beau-père et mon frère : trois personnes face auxquelles je suis clairement out. Je n’hésite pas à leur dire si une femme me plaît, à expliquer mes opinions. C’est un fait. J’aime les femmes.

Ils sont arrivés, les uns après les autres, dimanche. Cela fait six fois, donc, en l’espace de trois à quatre jours, que je m’oute de nouveau face à eux.

Ils ne sont pas spécialement agressifs vis-à-vis de moi. Mais c’est clairement du déni. C’est un point qui s’oublie. Ce n’est pas faute de leur parler de mes intérêts sentimentaux (c’est joliment dit, mh ? ) au téléphone. Face à moi, il y a quelque chose qui bloque, des lapsus à tour de bras.

J’ai compté 3 « Et sinon, toujours pas de petit copain ? », 2 « Tu n’as pas un pote ou un collègue qui te plaît ? » et 1 ultime « Et toi, quand tu vas te marier, tu prendras le nom de ton époux ? » (je me suis étranglée sur le dernier).

D’une part, avouons-le, même tournés au féminin, les sujets ne sont pas très appréciables pour une célibataire. Ensuite, je ne sais pas si cela a été le cas pour mes lecteurs LGBTIQA (les hétéros ne s’outent pas à ma connaissance, je suis désolée pour vous), mais le moment fatidique du coming out à quelqu’un de très proche n’est pas simple à vivre. Personnellement, j’en avais la peur au ventre, en le disant à ma mère. C’est très embêtant d’annoncer, plus d’un an plus tard :

« Je ne sais pas si tu te souviens, mais je suis lesbienne. Si je te parle d’une femme qui me plaît au téléphone, ce n’est pas pour t’entendre me demander si j’ai un petit ami quand tu es chez moi. »

Ce n’est pas agressif, cela ne se termine pas en dispute, il n’y a pas de regards déçus, de phrases assassines. Mais j’ai l’impression de devoir porter ma sexualité comme un étendard, de devoir m’en défendre plusieurs fois par jour. Et force est de constater, depuis dimanche, que je suis caractérisée uniquement par mon célibat et ce coming out qui ressemble méchamment à un gag à répétition. Dans une série américaine, il y aurait fort probablement des rires enregistrés derrière chacun de mes rappels.

Pas une demande sur mes loisirs, mes sorties. C’est caractéristique avec ma mère : ce que je fais – ou non – de mon vagin est plus intéressant.

Ah, et puis, il a fallu que je leur rappelle que je n’étais plus à l’école aussi. C’est étrange, ça fait pourtant un moment que je suis dans la vie active.

La transparence, je ne vous la souhaite pas. Un coming out c’est difficile. Le refaire plusieurs fois, même si le coming out initial s’est bien déroulé, c’est d’autant plus ennuyant : une lassitude s’installe, ainsi que la fatidique question « et si cela les dérangeait, au fond ? ».

Post-Scriptum : Oh ! C’était un billet d’humeur. Si vous voyez à quoi je fais allusion dans le titre, vous avez une bonne culture du n’importe quoi sur le web.

Jeux | 05.10.2012 - 10 h 05 | 16 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : Game of Thrones RPG

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Bon vendredi, amis lecteurs.

J’ai longtemps réfléchi avant de vous écrire cette chronique : devais-je terminer le jeu avant de vous en parler ? Ce n’est qu’une question de temps après tout (il n’est guère difficile). Cependant, je voulais partager avec vous mon opinion.

Si vous avez eu l’occasion de discuter un peu avec moi, ou si vous suivez ce blog depuis assez longtemps, vous savez peut-être que je suis une grande fan de la saga « A song of Ice and Fire« , que vous connaissez peut-être mieux sous le titre « Game of Thrones » ou « Le Trône de Fer« .

Il y a de cela quelques mois, j’avais eu l’occasion de vous dire à quel point le jeu vidéo de Game of Thrones Genesis, le jeu de stratégie, était nul à mes yeux. J’avais laissé entendre que j’aurais rêvé voir un jeu de rôle sur cette saga. En juin 2012, la société de production Cyanide (la même pour les deux jeux) sort Game of Thrones RPG. Alors, qu’est-ce que j’en pense ?

game-of-thrones-rpg

Ils semblent peu agréables, mais ce sont les héros, si si.

(suite…)

Jeux | 28.09.2012 - 15 h 08 | 2 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : Qu’est-ce qu’une console zonée ?

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Bonjour lectrices, bonjour lecteurs.

J’espère que vous allez bien, quelques heures avant le weekend. Si jamais vous êtes parisiens et que vous ne savez pas comment vous occuper, n’oubliez pas le Festiblog : c’est une excellente occasion de rencontrer des blogueurs BD !

Je suis pas mal occupée ces temps-ci, comme je l’avais prévu déjà au début du mois. Il s’avère que je suis en période de rush au boulot, et que j’ai encore 2162 mots à écrire sur les 50 000 prévus durant ce mois (hors articles, hors écritures à quatre mains, hors scénarios de jeu de rôle, hors boulot ; sinon j’aurais terminé depuis longtemps).

A vrai dire, j’aurais pu accepter de me dire « Oh, j’en ai fait 45 000, c’est déjà bien. », mais s’arrêter à 47 838, c’est un peu mauvais, c’est imparfait, je dois me défendre. J’ai encore deux jours et demi. J’y suis presque.

Je pense tout de même très fort à vous, mes lecteurs. C’est vendredi et je ne peux pas vous laisser aller en weekend sans vous parler du monde du jeu. Ce serait totalement injuste.

Je vais aujourd’hui me tourner vers les novices de l’univers du jeu, leur expliquer une information qui est arrivée cette semaine. Ce sera une petite chronique explicative.

WiiU

La Wii U.

(suite…)

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