Publicité
|   INSCRIVEZ-VOUS A NOTRE NEWSLETTER

Assez du 24 mars

22 mars 2013

Salut à toutes et à tous,

Aujourd'hui, pas de jeu. Aujourd'hui, quelques pensées, plutôt.

Pas plus tard qu'hier, au fil d'une discussion sur Twitter, j'ai cliqué sur quelques liens de la "Manif pour tous", il s'agissait d'un concours de photos.

Je suis un peu retournée. Pas seulement pour l'instrumentalisation d'enfants, pas seulement pour l'instrumentalisation de personnes âgées.

En fait, je trouve cela aisé de voir des têtes de file dans cette manifestation homophobe. Nous subissons Boutin, nous subissons Frigide et leurs amis. Je pense que n'importe qui - même si c'est bien malheureux - peut les reconnaître dans la rue. Je les trouve par ailleurs un peu stéréotypés, à force de lire des choses sur eux dans les médias. Ils me font grincer des dents, mais je les vois comme des personnages, des gens qui - ce n'est pas possible, sinon - jouent et surjouent leurs rôles.

La Manif pour tous, ce sont ces acteurs en tête d'affiche. Puis la Manif s'immisce plus durement ; dans les publicités Google sur internet, par exemple. J'enrage, je signale aux sites, mais ce n'est jamais agréable.

La semaine dernière, en allant à un rendez-vous, j'ai vu un homme qui distribuait des tracts pour la manifestation du 24 mars. Je l'ai envoyé - un peu trop poliment - promener. Je suis toujours surprise dans ces cas-là, cela tempère mes actes plus que nécessaire.

L'explication de cette réaction est la même que celle qui a suivi le visionnage du concours de photos : ce sont des quidams ; des gens que je suis susceptible de voir dans le métro, des gens qui n'ont rien de particulier, qui ne portent pas leurs sweats moches tous les jours, qui, si ça se trouve, sont même dans mon open space.

Peut-être que l'épicier chez lequel je vais chercher mon repas, ce midi, ira à la manifestation de dimanche. Peut-être.

J'ai l'impression de devenir paranoïaque. Ils me font un peu peur. Pourtant j'ai de la chance, par rapport à beaucoup d'homos : j'ai pu éloigner les homophobes de mon entourage. Mes proches sont conscients de mon homosexualité, je ne rentre dans le placard que quelques petites semaines par an pour les réunions familiales. Je ne subis pas tous les jours un regard désapprobateur, personne ne me jette hors de chez moi parce que je suis attirée par les femmes.

Je voudrais être out avec toute ma famille, mais à voir les réactions et les débats actuels, j'ai peur. Je crains même parce que je vais sortir de chez moi dimanche. Et pourtant, je fais partie de la caste des lesbiennes quasi-invisibles. Cette ambiance qui s'éternise me rend malade, obscurcit mes pensées.

On nous présente de plus en plus souvent l'homophobie en lui donnant des visages sympathiques ; ou pire, oubliables.

Cela me tord le ventre. A tel point que cela sape mon courage, déjà si léger. Courage dont j'aurais tellement besoin pour m'exprimer, pour sortir de mon semi-mutisme sentimental.

J'espère ne pas blesser par cette faiblesse. Et je me demande, continuellement : pourquoi toute cette haine ? Pourquoi déverser continuellement cette intolérance ?

Je suis fatiguée.

Post-Scriptum : Après avoir commencé à rédiger ce billet, un magasine féminin a fait des lesbiennes des objets à la mode ; cela n'améliore pas mon humeur.

Post-post-Scriptum : Je crains qu'il n'y ait pas de jeu du vendredi la semaine prochaine (peut-être même celle d'après aussi).

6

Un vendredi où on ne joue pas !

25 janvier 2013

Bonjour lectrices, bonjour lecteurs, bonjour les gens qui arrivent ici par hasard.

Aujourd’hui, pas de jeu du vendredi.

chatquidort

Une image de chat pour me faire pardonner.

A vrai dire, la semaine est chargée, elle le sera jusque… au moins lundi prochain. Il s’avère que j’ai eu un rendez-vous médical mercredi qui m'a rappelé de mauvais souvenirs.

Ainsi, j’ai une concentration vaguement limitée et une humeur maussade, comme cela arrive, par exemple, au chat qui s’est fait mal et qui vous regarde méchamment alors que ce n’est pas de votre faute, il ne vous en veut pas, mais merde, quoi, hein, ça ne va pas.

Vous noterez la présence appuyée de virgules dans mes propos : je suis en train de corriger mon roman et j’en supprime beaucoup. De fait : rien ne se perd, tout se transforme, et il faut bien qu’elles apparaissent quelque part, ces coquines.

N’ayant pas beaucoup de temps pour écrire sur un jeu en particulier, je souhaitais donc vous souligner que, ça y est, je me suis mise à corriger ce roman (si vous avez bien lu le paragraphe précédent, vous l’aviez deviné). L’exercice est particulier. Je prends en compte, autant que possible, les quelques remarques qui m’ont été données. Même si je regrette de ne pas en avoir beaucoup, car je fais désormais face à ma propre critique, qui consiste à dire :

  • « Ah punaise, toutes ces virgules ! »
  • « Mais elles sont tellement choupignonnes ces virgules ! »
  • « Non mais y’en a trop ! »

Après je pars sur des remarques un peu plus posées et moins obsessionnelles, comme :

  • « Comment ça se fait qu’il sait déjà ça ? »
  • « Cette phrase est tellement laide que je mérite un thé pour ne pas pleurer. »
  • « Ah oui, c’est vrai, ce chapitre est NSFW. »

Et caetera… Je pourrais faire un livetweet de mes remarques, mais ça ennuierait les gens. Ou, au moins, ils se poseraient des questions sur d’éventuels troubles d’identité (à raison ?).

J’ai fait, à ce jour, plus d’un cinquième de la correction. C’est plutôt pas mal (auto-congratulation).

Pour ce qui est de mon jeu, eh bien, il semblerait que le logiciel que je souhaite utiliser ne permet pas de créer des personnages et des univers sur le Far West. J’ai réfléchi, je suis même allée me confier pour expliquer ma contrariété, mais force est de constater que je dois soit prendre le temps d’adapter mon scénario, soit en faire un autre.

N’ayant pas grand-chose à prouver sur le jeu (c’est écrire, qui est important), je cherche la solution la plus viable. Bien sûr, j’aurais pu me pencher sur le graphisme (après tout, j’ai quelques bases en pixel art), mais je suis assez occupée comme ça. Soyons raisonnables !

Post-Scriptum : A dimanche pour celles et ceux qui manifestent sur Paris ! A samedi pour ceux qui vont chez Yagg pour les dédicaces de Gami !

4

Retour sur le mois de novembre : NaNoWriMo et fin de roman

3 décembre 2012

Hello !

J’avais repoussé cet article pour laisser se dérouler la TwitterFiction All Sinners (j’espère qu’elle vous aura plu). Voici un retour sur ce mois d’écriture, qui était, après tout, intense.

keyboard-cat

J'ai déjà fait cette remarque, mais je m'identifie beaucoup à ce chat quand je termine un rush d'écriture.

J’ai participé au NaNoWriMo, que j’ai terminé (yeeeehaaaaw). C’était assez éprouvant, autant parce que c’est fatiguant que parce que cela m’a secouée émotionnellement. Je suis bien contente d’y être parvenue.

J’ai, après tout, terminé un roman. Cet achèvement d’une longue histoire (de recherches, de création, de rédaction…) me fait un peu froid dans le dos. Ceci dit, ce n'est pas vraiment terminé, en toute honnêteté.

Actuellement, je m’apprête à me donner un petit coup de pied au derrière pour relire (deuxième relecture), chasser les légères incohérences, mieux expliquer certains passages. Les commentaires de mes bêta-lecteurs m’aideront durant ce stade.

Il serait bien que je passe ensuite à une troisième relecture, cette fois-ci davantage tournée sur le rythme de l’histoire.

Etant donné que j'ai vu passer quelques questions, parfois plusieurs fois de suite, je vais y répondre ici :

  • Est-ce que tu vas te faire publier ? 

J'aimerais beaucoup (c'est mon rêve). Très rapidement, ce ne sera plus tant de mon recours que de celui des éditeurs que je pourrais contacter. Ayant entre les mains un livre de "SF-Steampunk-LGBTHA-pas très safe for work-avec des révolutionnaires dedans", j'ai un peu peur d'approcher des catalogues de plusieurs maisons d'édition, certes, mais de ne jamais être assez proche pour convaincre. Je cauchemarde sur les catalogues (pour de vrai).

  • Et l'auto-publication ? 

Je préférerais sincèrement un éditeur.

  • De quoi ça parle ? 

Il s'agit d'une dystopie dans laquelle tout est sujet à la censure, tout est prédéterminé depuis des centaines d'années. L'histoire se déroule dans une ville où il n'y a pas de liberté de penser, d'aimer des gens de même sexe, d'expression, où la presse est régie par l'armée au pouvoir (pouvoir patriarcal). Une femme écrit un jour sur un mur, se rebellant au passage contre la société sans vraiment savoir pourquoi elle le fait. Petit à petit, elle pousse d'autres personnes à réfléchir à leurs situations, leurs droits, leurs désirs et leurs vies. Le roman suit la création d'un groupe de révolutionnaires autour de cette femme.

Je passe d'un personnage à l'autre, ce qui permet de suivre leurs points de vue sur la société dans laquelle ils vivent, sur leurs raisons de se battre et la façon dont ils veulent changer les choses.

  • Est-ce que je peux le lire ? 

Je préfère traiter cette question en privé, selon les personnes. Etant donné que je travaille encore sur le texte, c'est délicat. Ca ne coûte rien de se dire intéresséE, mais généralement je traîne un peu des pieds quand il s'agit d'un projet en cours (sauf si la personne qui me propose est convaincante, et dans tous les cas j'étudie les propositions :) ).

  • Est-ce qu'il y aura une suite (question spéciale pour les bêta-lecteurs) ? 

Ce n'est pas prévu, mais pas impossible (réponse de merde, je sais). J'ai rédigé ce roman comme étant un "one-shot", mais l'univers est ouvert (et j'apprécie l'univers en question). A ce jour, aucun synopsis, aucune note, aucun brouillon ne correspond à une éventuelle suite.

  • Et maintenant, que vas-tu écrire ? 

Je ne sais pas ! Force est de constater que mes Chroniques (univers inventé durant mon adolescence) ne m'inspirent plus vraiment. Je devais corriger le tome 1 des Chroniques, mais je traîne énormément. Ce qui me fait le plus mal, c'est l'histoire de Keela (le tome 2), dont j'adore les personnages, alors que je ne suis plus très fan de l'univers. Dois-je les réadapter pour en faire autre chose (une suite du roman que j'ai terminé ? Hahahahaha) ? Je réfléchis.

J'ai un projet de roman policier en cours depuis une éternité, aussi. Ainsi qu'un livre sur une ambiance western. J'ai aussi le premier roman que j'ai écrit qui n'est qu'en version papier (cause : mort d'un ordinateur) et je voulais le recopier pour éviter un désastre. Enfin, j'ai aussi une histoire post-apocalyptique (toi aussi, touche à tous les genres).

Le problème de tous ces projets c'est qu'ils ont été débutés il y a un long moment. Ils ne correspondent plus vraiment à mon état actuel (sont passés par là : fin d'anorexie, fin de dépression, fin d'études, travail, acceptation de ma sexualité, coming out, changement de lieu de vie, changement d'amis...). Cela se ressent dans les ambiances ! Si les idées ne sont pas mauvaises, à chaque fois que je me rapproche d'un ancien projet, cela me démange de retravailler en profondeur l'univers ; quitte à ne pas respecter réellement ce que j'ai prévu initialement.

Je ne supporte pas, quand même, laisser totalement de côté un roman en cours. Je préfère les voir terminés. Voilà le paradoxe de cette situation.

Donc, je vais tout faire pour que ce temps de réflexion me serve pour me relire.

Post-Scriptum : Si j'ai oublié des questions, si vous en avez d'autres, n'hésitez pas !

3

Cher Monsieur le Président (oui, je râle)

21 novembre 2012

 

datchler

Cher Monsieur le Président,

Je voulais écrire 3000 mots pour mon NaNoWriMo (vous connaissez ? C’est sympa comme défi) aujourd’hui, mais je vais quand même faire une petite pause pour vous adresser un message que vous ne lirez pas.

Je fais partie de ces gens (nombreux ?) qui ont voté pour vous un peu par dépit ; parce que je n’appréciais pas votre adversaire. Je me suis dit que, bon, vous étiez un peu engagé sur les causes homosexuelles. Que si on avançait un peu avec vous, avec un peu de chance, on pourrait aussi améliorer la situation des trans (peut-être un peu après, le temps que Christine Boutin reprenne son souffle après le mariage, la PMA et l’adoption).

Vous ne le savez pas, mais j’écris en ce moment une dystopie. Les gens n’y ont pas de liberté d’expression, de penser ; et l'homosexualité y est interdite. Mes personnages se battent contre cette situation.

Ces derniers temps, j’ai vu. J’ai vu que vous reculiez contre à peu près toute forme d’opposition. On dirait que vous ne savez pas dire « Non », ni assumer vos convictions. Vous avez laissé tomber la PMA, vous avez reculé face aux froncements de sourcils de certains. J’ai du mal à voir quand nous avançons, que ce soit financièrement ou dans nos droits.

Je suis profondément sensible au sujet des droits LGBT (c’est bête, mais c’est parce que ça me concerne, ça concerne mes amis). Nos revendications sont assez simples, vous allez voir : nous voulons être les égaux des hétérosexuels.

En ce moment, la vie est assez violente pour nous. Même ceux qui, d’entre nous, sont les mieux pourvus dans leurs entourages (je suis moi-même assez chanceuse), nous subissons chaque jour un dérapage, une homophobie plus que sensible. On nous répète à l’envi que nous sommes des monstres.

Avez-vous entendu parler de ce weekend ? Des manifestations ont eu lieu, scandant des propos homophobes. Il y a eu des violences dimanche, des vidéos vous le prouveront. Les avez-vous condamnées ? Si oui, c’était quand même très discret. A la place, vous avez gentiment dit, mardi, aux maires, que, bon, hein, pour le mariage ils peuvent déléguer. C’est la « Liberté de Conscience », tout ça.

Des gens viennent manifester en cagoules, frappent sérieusement d'autres personnes, les ruent de coups de pieds quand elles sont à terre. Mais bon, pour l’application de la loi contre laquelle ces gens en cagoules se battent, en fait, c’est juste de la liberté de conscience. Vous êtes un peu en train de leur donner raison (si peu).

Arrêtez de draguer l’UMP. Vous êtes (?) de Gauche. On n’attend pas de vous que vous offriez des fleurs à Christine et à André Vingt-Trois. Le terme « Liberté de Conscience » est horrible. Il nous renvoie dans la marge que nous cherchons à quitter, depuis des années. « Conscience », vous l’entendez ? Vous offrez donc le droit aux maires de discriminer, parce que si c’est leur conscience, oh bah, ce n’est pas si grave.

Cela me fait du mal. Pour tous ceux qui se battent, pour mes amis, qu’ils soient LGBT ou H. Nous n’avons pas votre soutien. Vous nous décevez. Vous savez, votre prédécesseur ne faisait rien pour nos droits, mais au moins nous savions à quoi nous attendre. Il ne promettait rien, rien n’avançait, pas de déceptions, pas de larmes, pas de petits cœurs brisés. Vous apparaissez comme un lâche et un menteur. On choisit son image, après tout.

S’il vous plaît : faites que ma dystopie ne devienne pas une utopie.

Merci, bisous ♥ .

9

NaNoWriMo : Comparer l’entraînement au vrai NaNoWriMo

15 novembre 2012

Bonjour !

Hier, suite à mon précédent article sur le NaNoWriMo, @LauHappySoul m’a posé une question.

Pour ceux qui ont suivi l’histoire, en septembre, je me suis entraînée au NaNoWriMo. J’ai fait exactement la même chose, 50 000 mots en un mois, sauf que c’était en septembre et pas en novembre.

Voici donc la question à laquelle je vais répondre :

 

nanowrimo

Le NaNoWriMo.

Le temps

Tout d’abord, les mois de septembre et de novembre ne sont pas les mêmes. Je sais, c’est fondamentalement bête, mais accrochons-nous à des petits détails. Le premier, c'est qu’il y a moins de luminosité en novembre (les jours sont plus courts). C’est une question d’ambiance, et je trouve que ça compte. J’écris bien mieux la nuit, la nuit est plus longue, je me sens plus à l’aise en novembre.

Autre détail non-négligeable, pendant plus de la moitié de septembre, l’amie avec qui je fais de l’écriture à 4 mains était absente. Je n’ai absolument pas arrêté l’écriture à 4 mains, donc, ça, par contre, ça me prend plus de temps.

Mais à l’inverse, j’étais toujours très chargée au niveau du travail en septembre. Je le suis un peu moins en novembre. Par contre, je dois penser aux cadeaux de Noël.

En règle générale, novembre reste plus propice niveau programme d’écriture. Je gère mieux mon temps, parce que j’en ai davantage. Comme certains ont pu le remarquer, il est rare que je ne me mette pas sur un jeu vidéo en soirée. Pourtant, en septembre, j’avais presque arrêté tous mes jeux.

 

L’ambiance

Je n’avais jamais, jusqu’ici, écrit avec quelqu’un. Hors écriture à 4 mains, bien sûr. Le fait d’écrire à côté d’autres personnes, même si les sujets sont très différents, même sans savoir ce que font les gens à côté, est une expérience assez particulière. Nous ne touchons pas aux œuvres des autres, mais nous partageons une passion, un objectif. Ce que j’aime tout particulièrement, c’est qu’il s’agit d’un objectif commun, même si nous ne pouvons pas nous entraider.

Je sais que certains de mes amis galèrent. Ils savent que je rencontre des difficultés, même si ce ne sont pas les mêmes. Parfois nous sommes en retard, d’autres fois il s’agit de baisse de moral. Mais il y a quelque chose qui se crée. En septembre, c’était très difficile parce que si je n’allais pas bien, si ce que j’écrivais me rendait un peu triste, je n’arrivais pas vraiment à l’exprimer (je n’osais pas, avais la sensation qu’en fait on s’en fout, et de toutes manières à qui en parler ?). Là, je me rends compte que je ne suis pas la seule à écrire, pas la seule à avoir des périodes compliquées quand j’écris. Et je me dis que j’étais un peu bête, il y a deux mois, de ne pas oser réclamer des câlins ici et là.

Paradoxalement, le fait d’être seule m’a rendue plus vive pour l’écriture (à part dans les derniers temps où ça devenait plus compliqué pour moi, et d’autant plus difficile de rebondir). Même si je prends mon temps, je considère le mois de novembre comme moralement plus abordable.

 

nano-bug

Ici, quelqu'un qui va mettre longtemps à écrire 50 000 mots.

L’avancée du projet

Initialement, je n’aurais pas dû avoir ce point de comparaison. Il s’avère que j’ai changé de projet en novembre pour revenir sur mon roman que j’avais déjà avancé en septembre. Normalement, j’aurais gentiment expliqué qu’un des deux projets m’inspirait plus que l’autre.

Ce roman n’était pas très avancé avant que je ne le commence en septembre (je ne sais plus exactement combien j’avais de chapitres rédigés, mais je devais en être à la seconde partie, de mémoire). Il y a des stades que j’ai plus de mal à franchir que d’autres. Plus je vais me rapprocher de la fin d’un roman, plus j’aurai des périodes de blocage. C’est ce qui fait que j’ai besoin de plus de temps aujourd’hui. Il y a eu un temps de pause durant une grande partie du mois d’octobre parce que j’avais peur d’atteindre les 2/3 du roman. J’en ai eu un en abordant la dernière partie. Je vais peut-être en avoir un à la moitié de cette dernière partie, puis, qui sait comment vont être les derniers chapitres ?

J’ai peur, et je l’assume tout à fait, de dire au revoir à mes personnages, à un univers qui m’a accompagnée durant un long moment. Alors c’est comme tous les départs avec moi, je gagne / prends du temps.

Et ça déborde méchamment sur mon humeur.

 

nano-time

La fin approche !

En soi, le défi est le même qu’en septembre. 50 000 mots ! Oui, mais les 50 000 mots du milieu de l’histoire sont moins difficiles à écrire que les 50 000 mots de la fin. Heureusement, je suis bien moins seule.

Post-Scriptum : J’espère avoir bien répondu à la question ! N'hésitez pas si vous en avez vous aussi, je ferai en sorte de vous répondre !

0

NaNoWriMo : Un peu plus de 25 000 mots plus tard

14 novembre 2012

Ah, tiens, mon blog !

Celui-là même qui fonctionne tout seul en mon « absence ». L’air de rien, préparer ses chroniques à l’avance, c’est pratique.

J’espère que, par ici, tout le monde va bien.

nanowrimo

Ce sera donc le sujet de cet article.

Approchant de la moitié du mois de novembre et ayant dépassé tout à l’heure les 50 % du NaNoWriMo, je vais vous donner quelques nouvelles. Faire le point, mais pas à la façon « il faut qu’on parle », même si, pauvre de vous, je vais parler (si vous suivez, c’est bien, sinon, ce n’est pas la peine de relire jusqu’à trouver un sens à ce que je dis).

J’aime beaucoup relire mes précédents articles sur ce NaNoWriMo. Au bout d’une semaine de plus, où en suis-je ?

Tout d’abord, donc, j’en suis à 26 367 mots. Pour mieux se rendre compte de la semaine passée, voici les statistiques du site de NaNoWriMo, qui sont bien foutues.

 

nano-miparcours

Des statistiques, oui.

Le pic du jour 8, qui fait un peu peur, est en partie dû au fait que j’ai validé mes mots du jour 7 le 8, à 1 heure du matin.

Je plaide cependant coupable pour le « T’as rien foutu le jour 1, ainsi que dimanche et lundi. »

Le jour 1, j’étais quand même malade, lecteurs. Je l’ai été aussi un peu après, mais, bon, moins. Aujourd’hui ça va. Même si je me suis cogné la tête ce matin, et j’ai toujours un peu mal (on mettra le côté décousu de ce message sur ce coup-là, promis).

Dimanche et lundi, c’est une autre histoire.

Comme je l’expliquais avec soin à certains amis qui ont eu le malheur de me croiser à ce moment-là, j’ai terminé l’avant-dernière partie de mon roman, en étant peut-être un peu violente, d’ailleurs. Suite à ce chapitre 60, je suis partie en soirée (c’était donc samedi). Nous nous sommes couchés tard, nous avons eu du mal à décoller. Du coup, dimanche, à part mettre à jour mon tableau de résumés, je n’ai pas fait grand-chose (si, j’ai, devant Prose, fait une jolie liste disant « 15 chapitres » puis faisant un décompte de 1 à 15).

C’était prévu : je n’avais pas trop le moral. J’avais – j’ai – peur de continuer. J’ai dépassé ce vilain stade, me suis donné un coup de pied au cul. Je continue mon roman. La question du mois (vous avez le droit de parier entre vous) sera « vais-je le terminer durant le NaNoWriMo, ou changer de projet entre-temps ? »

Je suis heureuse d’avoir passé la première moitié de ce défi. Je peux dire que je suis bien partie. Cela m’encourage !

Pendant ce temps-là, la partie homophobe de ma famille a appris que j’étais en train de participer à ce défi et souhaiterait lire ce que j’ai fait. Cela risque d’être problématique :D

Post-Scriptum : Si c’est décousu, c’est pas moi, c’est ma maladresse.

4

NaNoWriMo : la première semaine

7 novembre 2012

Bonne journée à vous, chers lecteurs !

Je souhaitais reprendre mon écriture, mais j’ai un rendez-vous client dans moins d’une heure. Ce serait bête de se couper en plein élan.

Donc je viens faire un point ici.

Hier, comme le témoigne la petite image sur la colonne de droite de mon blog, j’ai passé les 10 000 mots. Etant un peu en retard (je n’ai pas écrit le premier jour), j’ai eu du mal à rattraper mon coup. Aujourd’hui, ça va mieux. Même si je dois faire très attention à ce weekend qui risque de ne pas être productif (d'où ma grosse avancée qui fait peur à certains).

La grande question du dernier article était de savoir si, oui ou non, je devais continuer ce projet de jeu de rôle. J’ai bien lu vos réactions – je voulais en parler avec ceux qui m’ont laissé des commentaires, mais les gens n’étant pas forcément disponibles ces temps-ci, ce sera pour une autre fois. J’ai discuté un peu avec une de mes lectrices, qui a fini par me dire que j’avais peut-être besoin de plus de temps pour réhabiliter cet univers, sous cette forme. Et qui a peut-être raison.

Pour l’instant, l’idée est donc de chercher à prendre de l’avance, de me laisser porter par JVTE., là où ce roman voudra bien me porter. J’ai bien déterminé les 6 prochains chapitres, jusqu’à la fin de la quatrième, et avant-dernière, partie. Vais-je finir ce roman ? Vais-je m’arrêter après ces 6 chapitres et faire autre chose ? A vrai dire, je ne le sais pas encore. J’ai eu un blocage en arrivant au chapitre 50 (à base de « plus qu’un tiers du roman »), je ne sais pas ce qu’il adviendra au 60, qui clôt cette quatrième partie.

Je ne réfléchis donc pas beaucoup à ce que je suis censée faire. J’écris, c’est déjà pas mal.

Allez, comme le diraient mes personnages, il n’est plus temps de se demander ce qu’on pourrait faire de mieux ! Il vaut mieux agir dès maintenant (sauf que, moi, je ne fais pas la révolution avec 5 ou 6 autres paumés).

Post-Scriptum : Ah, si, pardon, j’ai 5 personnes dans mes « Writting Buddies » sur le site de NaNoWriMo.

1

NaNoWriMo, fin du troisième jour.

4 novembre 2012

Samedi 3 novembre touche à sa fin.

Aujourd'hui, nous nous sommes retrouvés pour un moment d'écriture. Nous avons fait face au premier problème technique. @ProseFTW a perdu 900 mots, assez, comme elle l'a expliquée sur Twitter, pour se sentir désespérée. J'espère que ce sentiment est passager.

J'écris, depuis deux jours (soyons honnêtes, je n'ai quasiment rien fait le premier), ce fameux manuel de jeu de rôle.

C'est étrange de retourner dans ce monde, après plusieurs années à le frôler à coups de "J'avancerais bien l'histoire de Keela, mais il faut que je corrige le Tome 1, mais bon j'ai pas trop envie, tiens si je prenais des notes pour le Tome 3 plutôt ?" Résultat, je demeure sur place.

Ce n'est pas faute d'avoir rédigé ce Tome 1, de l'avoir fait lire, avant de me dire que, mince, un des personnages principaux a le charisme d'une huître, changeons-le. Et j'en suis là. J'ai pris des longues notes sur le personnage qui prendra sa place, mais changer un personnage, c'est long. Ne devrais-je pas me contenter d'une relecture ? Mais si je fais ça, j'accepte qu'un des protagonistes soit inintéressant ?

A me poser des questions, j'ai laissé cela de côté. J'ai créé un tout autre univers, construit une histoire à partir d'une toute autre chose, pour poser, au fil du récit, des questions que je n'aurais jamais pu poser dans mes Chroniques. Après une longue période d'écriture commune, j'ai créé "JVTE." (contentez-vous de l'acronyme car il est tard). Etait-ce une bonne chose ? Je ne regrette pas de l'avoir fait, bien sûr que non. Mais je regrette de l'avoir fait à ce moment-là.

Le mauvais côté de cette situation, c'est que je me suis éloignée des Chroniques. Un an, deux ans, maintenant. Alors que cet univers m'occupait depuis la fin du collège (depuis la fin de mon premier roman, en fait), j'ai pris énormément de distance. Ce n'était pas la première fois que je quittais le contexte des Chroniques, mais c'était la première fois que je n'avançais pas simultanément sur deux projets (un chapitre par-là, un chapitre par-ci, etc...). Jusqu'ici, il y avait toujours eu un bout de Chroniques quelque part. En roman, parfois même en RP. Je pense notamment au personnage de Keela que j'ai adapté dans un nombre terrifiant d'univers, alors qu'à la base, elle est une sociopathe/général/assassin dans les Chroniques. Mais Keela, transformée en jeune mutante, en psychopathe dans un monde post-apocalyptique, en loup-garou, en guide dans un monde enneigé, en flic ou en professeur demeure Keela.

Le fait est que je ne la joue plus, ou très peu. Je ne le regrette pas non plus. A force de l'adapter à des univers pour des textes à plusieurs ou des jeux de rôles "one shot", j'avais peur de me bloquer dans le personnage. Enfin, je dis ça, mais j'ai pris son prénom pour pseudo (paradoxe du soir, bonsoir). Moi qui craignais d'être comme l'actrice qui s'enferme dans un personnage, j'entends mes amis m'appeler par le prénom d'une de mes héroïnes de roman ; en l'écorchant un peu quand même. Et je réponds à ce prénom.

Malgré mon attachement pour Keela, et ma relative bonne impression sur l'histoire d'Allan (le Tome 1, Keela étant l'héroïne du Tome 2), je me suis détachée de leur univers. Il est arrivé de nombreuses choses dans ma vie en l'espace de deux à trois ans : j'ai rompu après une histoire très compliquée, j'ai quitté l'endroit où je vivais, je suis retournée à Paris, j'ai changé d'études, de parcours professionnel, j'ai trouvé un travail, j'ai assumé mon homosexualité, suis sortie du placard, me suis faite tatouer et j'ai changé entre 90 et 95 % de mes copains/amis/proches.

Je ne suis pas la même que lorsque j'ai terminé le Tome 1. Je ne suis pas la même que lorsque j'ai commencé à créer l'univers des Chroniques. Et c'est là toute la difficulté de l'exercice actuel : je ne suis plus si fataliste. Je ne parviens pas à traiter aussi facilement le sujet des Chroniques. Mais j'aime ce monde, je ne peux pas le renier, je ne peux pas le changer. Il est l'expression, à un instant T, de mes sentiments et de mon regard sur le monde. J'ai grandi, énormément, durant une période où je changeais sans lui. Si j'avais modelé les Chroniques en même temps que de me modeler moi, je ne serais pas, cette nuit, dans le même sentiment.

Aujourd'hui, l'exercice de créer un manuel de jeu de rôle est compliqué - parce que je ne l'ai jamais fait. Il l'est d'autant plus parce que ce sont les Chroniques. Si je les connais intimement, si elles sont, pour moi, digne de l'expression d'une grande affection, il en reste que j'ai avancé dans mon existence. Et que le sujet est difficilement abordable pour des néophytes.

Alors j'écris plus lentement. Je tente de suivre mes pistes d'il y a quelques années, de me revoir à l'époque où je n'imaginais pas l'avenir, où le présent me faisait du mal. Je n'imagine toujours pas l'avenir, mais je goûte à l'instant présent sans souci. De "rien ne s'arrangera", je suis passée à "bon, bah, on verra bien, profitons, déjà". C'est peut-être invisible, mais c'est la grande différence entre le Tome 1 des Chroniques et JVTE., je le sens en l'écrivant. Passer des journées à me rapprocher du fatalisme n'est pas aisé. C'est long, fastidieux. L'univers est vaste, c'est d'autant plus difficile à expliquer pour un jeu de rôle. Peut-être aurais-je dû me baser sur l'univers de JVTE. pour écrire un manuel, mais cet univers n'est pas approprié à cet exercice.

Jour trois - quatre le temps que j'écrive cet article. Je doute, je me demande si j'ai bien fait pour ce manuel. A voir mes lecteurs m'écrire et me parler de JVTE., je me dis que je ferais mieux d'utiliser ces 50 000 mots pour terminer ce roman. Ça fait longtemps que je n'ai pas terminé un roman, non ?

Et peut-être que je serais plus rapide.

2

Semaine coming out, and again, and again, and again…

17 octobre 2012

Dans ma famille, depuis maintenant environ deux ans pour la plupart des gens (j’ai plus ou moins tardé selon les personnes), je suis out.

datchler

Rainbow Flag, de Datchler sur Flickr

Quand on va chez moi – certains de mes lecteurs ont pu le voir – on peut notamment remarquer un joli drapeau rainbow devant ma porte. Je ne l’ai pas mis moi-même, ma grand-mère l’a attaché devant la porte de ma chambre / cave / bureau / salle de jeu / bordel. Bref, devant ma piaule.

La première personne à qui j’ai fait un coming out, c’est mon frère. A l’époque, je sortais de deux relations consécutives avec des hommes, mais j’étais folle amoureuse d’une demoiselle (d’ailleurs, ce n’est pas très sympathique de ma part, mais durant une de mes relations avec un homme, je pensais à la demoiselle en question). J’ai donc annoncé à mon jeune frère que j’étais bi, il m’a répondu que lui aussi. Puis finalement, j’ai compris que j’étais davantage lesbienne (un jour, peut-être, j’expliquerai mon point de vue). Je me suis outée à tour de bras, là les grands-parents, ici les oncles, là-bas ma mère.

Des personnes à qui je n’ai pas dit ouvertement que je suis lesbienne, il y en a. Mais entre les réseaux sociaux, mes combats et mes opinions que je livre sans la moindre gêne, il n’y a que deux endroits où je suis réellement dans le placard : au boulot, et en présence d’un membre de ma famille qui est raciste, sexiste et homophobe.

Si je vous écris cela, c’est aussi pour vous annoncer qu’actuellement il y a chez moi ma mère, mon beau-père et mon frère : trois personnes face auxquelles je suis clairement out. Je n’hésite pas à leur dire si une femme me plaît, à expliquer mes opinions. C’est un fait. J’aime les femmes.

Ils sont arrivés, les uns après les autres, dimanche. Cela fait six fois, donc, en l’espace de trois à quatre jours, que je m’oute de nouveau face à eux.

Ils ne sont pas spécialement agressifs vis-à-vis de moi. Mais c’est clairement du déni. C’est un point qui s’oublie. Ce n’est pas faute de leur parler de mes intérêts sentimentaux (c’est joliment dit, mh ? ) au téléphone. Face à moi, il y a quelque chose qui bloque, des lapsus à tour de bras.

J’ai compté 3 « Et sinon, toujours pas de petit copain ? », 2 « Tu n’as pas un pote ou un collègue qui te plaît ? » et 1 ultime « Et toi, quand tu vas te marier, tu prendras le nom de ton époux ? » (je me suis étranglée sur le dernier).

D’une part, avouons-le, même tournés au féminin, les sujets ne sont pas très appréciables pour une célibataire. Ensuite, je ne sais pas si cela a été le cas pour mes lecteurs LGBTIQA (les hétéros ne s’outent pas à ma connaissance, je suis désolée pour vous), mais le moment fatidique du coming out à quelqu’un de très proche n’est pas simple à vivre. Personnellement, j’en avais la peur au ventre, en le disant à ma mère. C’est très embêtant d’annoncer, plus d’un an plus tard :

« Je ne sais pas si tu te souviens, mais je suis lesbienne. Si je te parle d’une femme qui me plaît au téléphone, ce n’est pas pour t’entendre me demander si j’ai un petit ami quand tu es chez moi. »

Ce n’est pas agressif, cela ne se termine pas en dispute, il n’y a pas de regards déçus, de phrases assassines. Mais j’ai l’impression de devoir porter ma sexualité comme un étendard, de devoir m’en défendre plusieurs fois par jour. Et force est de constater, depuis dimanche, que je suis caractérisée uniquement par mon célibat et ce coming out qui ressemble méchamment à un gag à répétition. Dans une série américaine, il y aurait fort probablement des rires enregistrés derrière chacun de mes rappels.

Pas une demande sur mes loisirs, mes sorties. C’est caractéristique avec ma mère : ce que je fais – ou non – de mon vagin est plus intéressant.

Ah, et puis, il a fallu que je leur rappelle que je n’étais plus à l’école aussi. C’est étrange, ça fait pourtant un moment que je suis dans la vie active.

La transparence, je ne vous la souhaite pas. Un coming out c’est difficile. Le refaire plusieurs fois, même si le coming out initial s’est bien déroulé, c’est d’autant plus ennuyant : une lassitude s’installe, ainsi que la fatidique question « et si cela les dérangeait, au fond ? ».

Post-Scriptum : Oh ! C’était un billet d’humeur. Si vous voyez à quoi je fais allusion dans le titre, vous avez une bonne culture du n'importe quoi sur le web.

5

Bilan après l’entrainement au NaNoWriMo de septembre

12 octobre 2012

Cela faisait bien longtemps que je ne vous avais pas parlé d’autre chose que de jeux.

Surprise !

Ce sera un peu un article bonus pour cette journée. Je me suis rappelé que je n’avais pas fait de bilan après l’entrainement au NaNoWriMo.

keyboardcat

Ca, c'est un peu moi en ce moment. Photo de origamidon.

J’ai donc, effectivement, réussi à écrire 50 000 mots. Pendant un long moment, j’ai été en avance, comme en témoignaient mes chroniques du vendredi. Puis j’ai eu le droit à de nombreux coups de malchance, des rushs au boulot. Oui, j’ai atteint les 50 000 mots, le dernier weekend de septembre, en poussant un peu mes limites. Je n’avais pas tellement le moral, mais je culpabilisais à l’idée de terminer le mois à moins de 2 000 mots de la fin de ce défi personnel.

Il s’avère que je suis assez fière de l’avoir fait, au final. Ma famille n’a absolument pas compris pourquoi je le faisais, certains de mes amis m’ont bien soutenue et encouragée. Heureusement, parce que la perplexité de ma famille n’était pas pour m’aider.

En commençant ce défi, qui était, rappelons-le, un entrainement pour le mois de novembre (où le NaNoWriMo est un défi partagé entre de nombreux écrivains, amateurs ou professionnels, dans le monde), je pensais à deux choses. Tout d’abord, je doutais que ce mois de septembre, particulièrement difficile, me donne l’occasion de le terminer – c’est fait. Ensuite, il était question que, peut-être, je le réitère en octobre.

La fin du mois de septembre ayant été particulièrement difficile, le début du mois d’octobre étant fondamentalement dégueulasse niveau moral / famille / combats contre les assurances / société / travail, j’ai fini par me dire que je pouvais utiliser mon temps libre à me reposer. Je reprendrai en novembre, et je sais au moins que je peux écrire autant. Le défi risque d’être plus amusant, puisque j’ai des amis qui vont se lancer. Seule, ça ressemblait parfois à de la masturbation intellectuelle (je sais, les vraies femmes ne se masturbent pas, désolée de vous choquer).

Certains le savent, parce que je m’épanche un peu avec quelques personnes, j’ai atteint les deux tiers du projet que j’ai continué durant le mois de septembre. Je n’étais même pas au premier tiers au mois d’août. J’ai donc bien avancé, c’est un fait.

Malheureusement, je le vis relativement mal. Est-ce de la fatigue après avoir autant écrit ? Peut-être que cela joue, oui. Cependant, je sais, pour avoir plusieurs fois franchi cette étape, qu’après la moitié d’un projet d’écriture, j’ai le blues. Cela dure un temps, je passerai bien par une période « Je vais me le finir, pour la peine ! » En attendant, l’idée d’écrire davantage m’effraie un peu.

Et que deviendrais-je, une fois l’histoire close, le dernier point posé ? Dans ces cas-là, je volette entre deux sentiments, le « Oh super, j’ai fini, je peux passer à autre chose ! » et le « Punaise, merde, j’ai fini… »

Je suis dans une période étrange. Je terminerai ce projet, je veux le terminer. Mais cela me fait peur.

Que faire durant le NaNoWriMo de novembre ? Continuer ce projet d’écriture, au risque d’arriver à la fin et de galérer ensuite pour clore les 50 000 mots ? Ou toucher à un autre projet qui prend la poussière ? Ou, enfin, commencer quelque chose de nouveau (je songeais à un jeu de rôle sur un de mes univers, mais, sans savoir lequel) ?

J’espère trouver une réponse avant le 31 octobre.

Post-Scriptum : Sinon la santé, ça va. Depuis que j’ai vu mon dentiste hier (régler la santé d’abord, c’est un point important).

2
Publicité