La bannière doit faire 1005 x 239 pixels

Le Dix de Trèfle
Blog de gaymeuse, rôliste, fan de jeux vidéo autant que de jeux de société. Et peut-être future auteure.
Réflexions | 07.02.2012 - 15 h 16 | 9 COMMENTAIRES
L’angoisse de la page blanche et le méta-carnet

Mots-clés : , , ,

Une fois n’est pas coutume, je ne parlerai pas de jeux, ne sombrerai pas dans la fiction (et je ne sais même pas, en commençant cet article, si j’utiliserai le mot « homosexualité »… oups, c’est fait, tant pis !).

Ces derniers temps, ça ne va pas fort. Me voilà bien « morose ». J’ai beaucoup de mal à me sortir de cet état qui perdure depuis quelques… temps. Ce n’est pas nouveau. Certaines personnes s’en sont aperçues. Et je suis reconnaissante quand je vois des mains tendues.

Ce qui m’ennuie le plus, c’est que j’ai énormément de mal à écrire. Pas nécessairement sur ce blog, qui n’en souffre pas, mais sur mes projets d’écriture.

J’en ai envie, réellement. Je pense à mes personnages, à des scènes que je souhaite décrire, à des caractères que je veux nuancer. Je veux les dessiner, mais toutes mes tentatives sont à la poubelle. Je me sens en pleine angoisse de la page blanche. Je sais où je veux aller, j’ai des carnets et des tableaux remplis de plans pour mes personnages, mais je suis dans un état qui pourrait influencer ma rédaction. Et cela me bloque.

Pourtant, je suis bien consciente que le moyen le plus efficace à ma portée pour me sortir de là, c’est d’écrire. Mais écrire quoi ?

Hier, après avoir fait une petite session jeux vidéos, je me suis tournée vers mes carnets. Il faut l’avouer, il s’agit un peu de mes trésors. Il en existe un pour chacun de mes projets, puis il y a une sorte de « méta-carnet », qui me sert de carnet à citations. J’y accumule des phrases ou idées qui correspondent à mes personnages : ils les évoquent dans les lignes de mes projets, ou sont amenés à les évoquer par la suite. Ce sont donc des citations de moi-même (mes chevilles vont bien, merci).

L’intérêt du méta-carnet, qui est donc susceptible de reprendre des informations des autres carnets, c’est de le relire. Je le tiens pour me remettre en tête ce que j’ai dit et ce que je veux dire. Les phrases y sont presque sorties de leurs contextes (presque, car je donne le nom du personnage qui prononce la phrase, ainsi que l’éventuel destinataire).

Quand je le feuillette, j’ai l’impression d’être en face d’un pot pourri de sentiments, de joutes verbales, de questionnements, d’interrogations et de descriptions. Et parfois même, je peux mettre mon état quand j’écrivais ces lignes, et la musique que j’écoutais (si j’en écoutais, bien sûr).

Le méta-carnet est laid. J’y écris souvent mal, il n’y a pas d’ordre, pas de rangement entre mes histoires. Ici traine une phrase d’une nouvelle, là d’un roman en rédaction, ici de quelque chose que je corrige (ou plutôt suis censée corriger, ha !). L’important n’est pas la forme, mais le contenu. Et si je garde une certaine affection pour lui, c’est probablement parce qu’il n’est que mélange.

Un jour, je prendrai les phrases présentes dans ce carnet, et en ferai quelque chose de nouveau. Chaque phrase pourrait être amenée à répondre à une autre phrase, sans les ruptures de textes, de dialogues, de descriptions, et de personnages. Juste pour le plaisir de se répondre. Ou alors, j’en fais quelque chose d’absurde, je les ordonne au hasard sans annoncer d’où elles viennent.

Mais il me faudrait un nouveau carnet où faire ce genre de bêtise. J’ai toujours besoin de carnet, c’est effrayant.

Hier, le méta-carnet m’a donné envie d’écrire. J’ai l’atmosphère étouffée de la chambre d’un de mes personnages dans la tête, j’ai sa lutte sensuelle, son uniforme rouge sombre qui s’effondre au sol, ses doigts sur la peau de son amante. J’ai ses mots, sa perte, et son souhait.

Et une question : pourquoi m’inspire-t-elle ?

Post-Scriptum : Puis, je pense avoir mis le doigt sur ce qui me bloque avec ce que j’ai à corriger.

Publicité
 
À LIRE SUR YAGG
Vidéo Buzz , Musique | 5 H 30 | 0 COMMENTAIRES
Sport , Vidéo Buzz | 2 H 00 | 4 COMMENTAIRE