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Le Dix de Trèfle
Blog de gaymeuse, rôliste, fan de jeux vidéo autant que de jeux de société. Et peut-être future auteure.
Marches des Fiertés 2014
Jeux | 27.01.2012 - 10 h 12 | 2 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : 5 bandes-originales de jeux-vidéos (auxquels j’ai joué en 2011)

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Bonjour lecteurs du jeu du vendredi !

La semaine dernière, je vous parlais d’un jeu de rythme (et jeu de rôle). J’ai de la suite dans les idées, cela m’a fait penser à un article que @red avait partagé, qui parlait de la bande-originale des jeux-vidéos.

Que l’on pense aux petites musiques de nos vieilles consoles ou aux jeux actuels, la bande-originale a son rôle. Parfois, elle se contente de mettre un fond musical. Quand le jeu est un tant soit peu cherché, elle a son rôle dans le scénario, amène une force toute particulière.

Il me serait bien difficile de vous faire un article sur toutes les musiques qui ont marqué les jeux-vidéos. Pendant bien longtemps, je jouais un peu en me cachant, ou en étant la plus discrète possible. Nombreux sont les jeux-vidéos dont je ne connais pas la bande-originale. Depuis quelques années, je (re)découvre cet élément important du jeu : le son.

Aujourd’hui, je voudrais faire un retour sur les jeux-vidéos que j’ai appréciés aussi pour leur bande-originale. Certains d’entre eux sont sortis avant cette année. Sachez que ma sélection dépend des critères suivants : j’aime jouer à ces jeux, j’y ai passé du temps et je ne suis pas lassée, la musique apporte vraiment quelque chose (pour l’ambiance ou pour l’histoire).

Le choix a été difficile, parce qu’il y a des jeux auxquels j’ai peu joués mais qui ont une bande-originale très sympathiques, d’autres que je n’ai pas beaucoup touchés cette année. Je pense par exemple à Auditorium, ou à Patapon 2

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L'Histoire sans Nom | 23.01.2012 - 16 h 09 | 6 COMMENTAIRES
L’Histoire sans Nom – chapitre 02

Bonne lecture à tous !

Pour ceux qui veulent (re)lire le début, voici : Chapitre 01

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Jeux | 20.01.2012 - 09 h 50 | 1 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : Sequence

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Ah, le vendredi est arrivé. Le weekend pointe, subtil, vous avez probablement hâte. Une lueur envieuse s’allume dans votre regard.

Vendredi dernier, je vous ai laissés avec un article sur un thème un peu barbare, avec des mots qui font peur dans le titre (et plus encore à l’intérieur). Aujourd’hui, je vais être plus douce, et vous parler de doigté.

Oui. De doigté.

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Jeux | Réflexions | 15.01.2012 - 17 h 51 | 4 COMMENTAIRES
La désagréable aventure de l’achat de Pendragon

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pendragon

Illustration du jeu de rôle Pendragon.

Ce n’est un secret pour personne (du moins, pour les gens qui lisent mon blog, ou qui ont le malheur de me lancer sur le sujet), je joue aux jeux de rôles dits « sur table ». A savoir que j’ai ma panoplie de dés, ma collection de personnages divers et variés, disponibles sur ma tablette parce que je suis une geek-geek.

Et, surtout, j’ai ma bibliothèque de jeux de rôles.

Pour les gens qui ne sont pas habitués, un jeu de rôles sur table nécessite un livre de règles, comportant le contexte et les règles du jeu, qui permet de créer scénarios et personnages. Il suffit à une table d’avoir un livre de règles par jeu, parce que sinon, c’est un peu comme si chaque joueur de Uno avait son propre fichier de règles, ça ne sert un peu à rien (ça peut être plus pratique, mais c’est cher, pour les jeux de rôles).

Pour que vous vous rendiez compte de « pourquoi elle grogne, la petite geek ? », voici les faits.

Fin août 2011. Alors que nous terminions une aventure sur le jeu « Achéron » avec les gens qui participent à ma table, une de mes amies lance « Et toi qui écris bien, tu ne voudrais pas essayer d’être maître du jeu ? » (diriger le scénario et les joueurs pour une partie).

Je réponds que j’ai plusieurs jeux chez moi, je raconte les particularités de chaque univers. Nous finissons par nous mettre d’accord sur Pendragon.

Je vais chercher chez moi, je retrouve toutes les extensions de jeu (les aides supplémentaires au livre de règles, qui augmentent les possibilités de jeu), mais pas le livre de règles. Autrement dit, j’ai des scénarios et des personnages pré-définis, mais il me manque les règles du jeu.

Bon, d’accord. Depuis la dernière fois que j’ai joué à Pendragon, j’ai déménagé deux fois, il est possible que le livre en question se trouve à Angers. J’appelle à Angers, je demande de chercher le livre dans les affaires qu’il me reste. On m’envoie tout d’abord chier, puis on me dit qu’on va chercher, que la recherche ait été faite ou non, le résultat est : « on l’a pas ».

Ah, mince, donc il y a un livre de règles assez massif (c’est environ 300 pages en format A4, cartonné, un livre de règles) qui se promène quelque part entre les Pays-de-la-Loire et Paris, c’est super.

A ce moment-là, nous sommes fin septembre et mes amis ont déjà pris la décision de faire un autre scénario pour un autre jeu en attendant. Je finis par me promener sur internet, un peu déçue, en me disant que je vais racheter un autre livre, tant pis. Si je retrouve l’ancien par miracle, je le laisserai chez mes amis chez qui je joue, ça m’empêchera de devoir me promener avec le livre à chaque partie.

Mince. Sur internet, il est indisponible. Partout. Étrange, il s’agit d’un des jeux « mythiques » des jeux de rôles. C’est un peu comme si vous appreniez que Candide n’est plus disponible. Un classique, comme ça… Bon, je continue ma recherche, j’apprends que les éditions Icare vont rééditer le livre. Le jeu est dans une nouvelle version en Anglais, on la traduit en Français.

J’attends de terminer mes derniers examens pour mes cours. Le 4 octobre, je vais m’informer un peu mieux sur cette nouvelle édition. Elle est en pré-commande, disponible dans un mois maximum.

Ah, bien. Je calcule. Vu l’avancée du scénario actuel, nous devrions être en création de nouvelle partie dans un mois et demi. Ça me donne deux semaines pour lire la nouvelle version du jeu. Pendragon se déroule dans l’univers arthurien, je maîtrise assez bien le sujet, ça devrait être faisable.

A la date « limite » de réception, rien dans ma boîte aux lettres. Il peut y avoir un peu de retard. Je vais voir sur le site des éditions Icare, rien. Je vais voir sur leur forum, pas grand chose non plus. J’hésite, je laisse passer un jour ou deux, et j’envoie un mail pour savoir s’ils ont envoyé le livre.

On me répond qu’il y a des retards.

Ah, bon, des retards. J’attends, donc. Je passe mon tour pour le scénario qui suit avec mes amis. Je joue, mais ne dirige pas l’histoire. Il faut avouer que si j’arrive relativement bien à gérer un scénario sur internet, je ne suis pas habituée à le faire « sur table ». Je préfère être prête.

Le temps passe, les personnages aussi. Nous jouons beaucoup avec mes amis, à peu près cinq à six heures par weekend. Je ne me plains pas, j’adore être joueuse. Mais quand même, j’ai l’arrière-goût amer de celle qui attend désespérément des nouvelles du jeu qu’elle a commandé.

Car, tenez-vous bien : jamais, à moins d’aller demander, les éditions ne donnent de nouvelles sur leur avancée et leurs retards.

Fin novembre, début décembre. Je finis par apprendre qu’en fait, ils avaient vu des problèmes de traduction. Ils ne pouvaient donc pas valider l’impression. C’est normal de ne pas valider cette impression d’une mauvaise version. Ce que je trouve anormal, c’est de mettre un livre en pré-commande, avec une date de disponibilité, alors que le livre n’est pas validé. Je ne m’y connais pas en édition, mais j’aurais tendance à lancer les pré-commandes entre le moment où la version finale est validée, et le moment où elle est imprimée. Avant ça, je présenterais cette pré-commande autrement, annonçant que la date de disponibilité n’est pas assurée, que ces achats allaient aider à se donner une idée du stock à imprimer.

Décembre se poursuit. J’apprends qu’il y a des problèmes avec l’imprimeur. Le jeu ne sera pas disponible pour Noël. Enfin, si nous apprenons ça, c’est parce que des gens le demandent sur le site. Mince, ils ont mon mail, ils ont mon adresse… ça leur ferait du mal de prévenir les gens qui ont acheté le livre ?

Je patiente, je patiente.

14 janvier 2011, soit plus de quatre mois après l’achat, et trois mois avant la date de réception annoncée. Je rentre chez moi après une journée certes géniale, mais longue. La maisonnée est endormie, je vois qu’il y a un gros paquet qui m’attend.

C’est lui ! Il est là, après tout ce temps !

Je suis assez contente, je déballe le paquet. Effectivement, il y a le livre. Avec la carte postale dédicacée. Je suis un peu déçue, pour avoir offert des cartes dédicacées avec des livres au boulot, j’avais tendance à demander à l’auteur de mettre au moins le prénom de la personne en face. Là, j’ai juste une signature. Pas franchement humain.

Je regarde le livre. Il a un nombre de page moyen pour un livre de règles, environ 300. Mais le papier choisi fait qu’il est le plus gros de ma bibliothèque. Alors que j’ai des livres de règles qui font 400 pages. Il est massif, ma bibliothèque est remplie à craquer, je ne sais pas où je vais le ranger. J’avais mal géré l’espace à lui réserver.

Autre problème : il est tellement gros que malgré le papier à bulles, les coins de la couverture cartonnée sont cornés. Aïe. Je suis maniaque avec mes bouquins. J’ai l’impression d’avoir un livre d’occasion entre les mains. Mon cœur se serre. Il y a quelques coquilles au premier coup d’œil. Je suis un peu déçue. Certaines illustrations sont des reprises de l’ancienne édition, d’autres sont de qualité vraiment médiocre par rapport à la très belle couverture.

Je regarde l’empaquetage. Je fouille. Vraiment.

Il manque un truc.

Vous avez suivi l’aventure. Le temps passé, le manque d’informations. Les trois mois de retard. Certes, je suis à un poste où la communication avec les clients, je connais. Si j’ai quelques jours de retard, je m’apprête à prévenir les gens, à discuter avec eux. Je mets en place un dialogue, je les implique suffisamment pour qu’ils soient compréhensifs.

Et à la fin, à la toute fin, quand j’envoie enfin le paquet tant attendu, je laisse un petit mot dedans. Un « merci pour votre patience, nous avons rencontré quelques soucis », ce n’est pas très long à faire. On peut le taper sur un logiciel de texte, l’imprimer. Pas besoin de personnaliser, un mot d’excuse suffit. Bien sûr, c’est mon travail, je suis donc sensible et parfaitement capable de voir quand c’est un message général ou quelque chose de privé. Mais même générale, une information, une pensée, reste un geste non-négligeable.

Mais pas de mot d’excuse. Il faut aller chercher sur le site pour le trouver, un simple « merci pour votre patience ». J’espérais qu’on fasse assez attention au client pour joindre une feuille au paquet envoyé.

Et, honnêtement, cela aurait été le strict minimum. Ils ont des scénarios supplémentaires de disponible. Un scénario en cadeau, ça n’aurait pas été bien méchant. On appelle ça un geste commercial.

A cette heure, il y a des extensions de prévu, des scénarios à acheter, une jolie gamme de jeu qui se monte.

Mais après avoir été très déçue en tant que cliente, est-ce que cela me motive vraiment à acheter ? Non.

C’est dommage, j’aurais pu oublier les coquilles et la couverture cornée, avec un petit mot d’excuse. J’aurais pu oublier l’impatience, les trois mois d’attente.

Un geste, un petit geste pour le client qui a une opinion négative, ce n’est pas méchant. Un mot ajouté au paquet, ou un mail ? Il y a tellement de moyens d’écrire quelque chose et de l’envoyer à plusieurs personnes.

Je suis désolée, vraiment. Parce que Pendragon est un jeu qui m’a laissé un très bon souvenir avant que je ne le rachète. C’est en partie pour cela que j’étais prête à m’acheter une nouvelle édition. Mais là ?

Là, je suis simplement amère.

Post-Scriptum : Tant et si bien que ça m’embête d’avoir à ouvrir ce livre.

Jeux | 13.01.2012 - 02 h 52 | 10 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : découverte des modèles économiques des MMORPG.

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Bon vendredi à tous !

Force est de constater, en ce moment, que le monde des MMORPG (jeu de rôle massivement multijoueurs) bouge un peu. Oh, certes, pas autant que le monde de la téléphonie mobile à l’arrivée de Free, mais il est toujours intéressant de faire un petit tour d’horizon.

D’abord, posons les bases pour les non-habitués. Dans un MMORPG, le joueur a un avatar, qu’il fait évoluer dans un monde où existent des multitudes d’autres avatars… des multitudes de joueurs. Pour cela, il faut se battre soit contre les monstres qui peuplent l’univers, soit contre les autres joueurs, soit les deux.

Honnêtement, j’ai essayé. Des fois j’y reste, quelques jours, semaines, rarement des mois (là j’avais mon ex qui jouait avec moi, donc je restais un peu plus sur le jeu). Mon souci principal, c’est que cela prend énormément de temps. Si vous voulez être un bon joueur, il faut être prêt à s’investir. Sinon, vous passerez de temps à autres sur le jeu, n’évoluerez pas, et vous ennuierez parce que personne ne veut jouer avec vous.

Notons aussi qu’à part pour des tests d’une à deux heures, je n’ai touché à aucun MMORPG depuis que je travaille. Pas le temps. Pas l’envie. Et je ne trouve pas de jeu qui me « corresponde ». Que cela ne nous empêche pas d’en discuter entre nous !

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Jeux | 06.01.2012 - 10 h 00 | 6 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : les toupies Beyblade

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Bonjour, lecteurs du jeu du vendredi. J’espère que vous avez bien repris vos habitudes pour le travail (ou l’école) après ces temps de fêtes. Peut-être, et je vous le souhaite, êtes-vous moins fatigués que moi.

Pendant cette fin du mois de décembre, rien que pour vous, j’ai essayé un certain jeu. Parce que, voyez-vous, il ne faut pas critiquer quelque chose quand on ne l’a pas essayé. Si, je vous l’assure.

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Réflexions | 03.01.2012 - 17 h 59 | 12 COMMENTAIRES
Des stéréotypes sur la communauté LGBT, par des membres de la communauté LGBT (parce que nous non plus, nous ne sommes pas tendres)

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Ma situation actuelle n’est pas évidente. Niveau famille, ça ne va pas. Et, mon problème, c’est que je me retrouve au centre de tout. Pas parce que je suis responsable des soucis, mais parce qu’étrangement, je fais aussi bien office de bouée, de messagère, que d’enclume. Je n’ai, malheureusement, pas de grosses épaules pour porter tout le monde, et quand on voit sa vie sociale disparaître au profit de sa famille, ça craint.

De fait, je dois être plus sensible quand je discute avec des gens. Je suis nerveuse.

Je suis chargée de m’occuper de mon frère. Vraiment, je le vis comme ça. Avec les bons… non, en ce moment, il y a essentiellement des mauvais côtés. Un nouvel an qui s’est passé aussi bien que possible (merci aux amis qui nous ont ouvert leur porte et qui ont préparé un jeu de rôle – durant lequel mon frère a réussi à court-circuiter les personnages des autres joueurs ; il nous est impossible de rejouer ensemble des persos qu’on jouait depuis quelques mois). Il squatte ma chambre, voire mon ordinateur, tente de me piquer des jeux. J’ai l’impression de nous revoir avec dix à quinze ans de moins.

Mon frère est bisexuel. Du moins, c’est ainsi qu’il se présente. Mais il en parle d’une manière que je n’arrive pas à apprécier. Pas parce que je suis biphobe, non. Parce qu’il étale grandement des préjugés. D’abord, il présente la bisexualité comme un appétit de sexe plus que comme un goût. La bisexualité vue par mon frère, c’est une forme d’orgie continuelle, où, de toutes manières (je vais être un peu crue), peu importe l’endroit où on met son sexe, l’intérêt c’est qu’on l’y mette.

Je lui parle de relations, essaye de lui faire comprendre qu’il n’y a pas que les plans culs dans la vie, et, peut-être, qu’il peut avoir des sentiments. Sa réponse : « Ah non, pas avec les mecs. Les gays ça pense qu’au cul de toutes manières. »

Ah.

Je le contredis, lui assure que ce n’est pas la sexualité choisie qui fait que quelqu’un pensera ou non au cul. Que chaque relation, avec chaque personne, est unique. Et si ses expériences avec les hommes sont purement sexuelles, on ne peut pas décemment penser que tous les hommes ne vivent que des expériences purement sexuelles quand ils sont avec d’autres hommes.

Mon grand discours sur le thème de « Le sexe, oui, mais c’est pas parce que c’est un homme qu’il ne peut pas avoir aussi des sentiments. » a été coupé par une grande phrase : « Non, mais t’es vraiment lesbienne pour me dire ça ? »

Ce qui me ramène à une autre anecdote très intéressante, où mon interlocutrice est ici une lesbienne. Et, en m’observant, elle réussit à lancer une phrase assez troublante :

« J’aime bien ton look, tu fais pas lesbienne, c’est cool. »

Je n’apprécie pas ce genre de phrase. Mais comme elle me semblait un peu floue (peut-être voulait-elle dire pas là qu’elle n’aime pas le look « Gazon Maudit » ?), j’ai poursuivi la conversation :

« Comment ça ?

-Eh bien, j’aime bien les femmes, mais j’aime pas quand c’est visible qu’elles sont lesbiennes.

-Tu veux dire que tu n’aimes pas le stéréotype de la camionneuse dans les films ?

-Non, je veux dire que je n’aime pas l’idée que quelqu’un devine que la personne à côté de moi est lesbienne. »

Je fronçai vaguement les sourcils :

« Pourquoi ?

-C’est assez honteux. »

Ah, bon. C’était la première fois que je rencontrais une lesbienne qui avait honte de se promener avec des lesbiennes (potentielle amie de Boutin ?).

« Qu’est-ce qui est honteux ? D’être lesbienne ?

-Oui, carrément ! Mais toi ça va. A part le maquillage que tu mets pas, on voit pas trop que tu es lesbienne. Ah si, t’as un tatouage. C’est pas génial, ça.

-J’aime bien mon tatouage. Et si je ne mets pas de maquillage, ce n’est pas parce que je suis lesbienne.

-Ah ?

-Je n’aime pas ça, ça me met mal à l’aise. Et je milite pour d’autres choses que nos droits. A ma manière, on va dire.

-Nos droits ?

-A la communauté LGBT.

-Non, mais c’est de la connerie, ça. On ferait mieux de rester cachés. Elle ne mène à rien cette communauté. Ce qu’on fait est interdit, je te rappelle. »

Je vous passe le reste de la discussion. Nous n’étions pas d’accord, car j’ai tendance à maintenir que cela ne nous avance à rien d’avoir honte de préférer les gens du même sexe que nous. Autant, je veux bien comprendre que certains désirent se cacher parce que l’outing est délicat. Mais je ne veux pas avoir honte de mes amis (et plus si affinités), là est la nuance.

De plus, je suis assez surprise par l’importance que certains donnent au look. Il faut donc « avoir l’air », ou « ne pas avoir l’air » d’aimer les femmes. Cependant, je mets l’être devant le paraître. L’apparence, c’est un détail. Je veux simplement « avoir l’air » de moi, et c’est assez difficile (mais j’y travaille).

Au fil de ces deux discussions, j’ai été assez surprise par les images négatives sur la « communauté » LGBT. Plus encore parce que ces images venaient de membres de la communauté. Je n’effleure la communauté que depuis peu, essentiellement grâce à Yagg. Mais quand je vois une lesbienne, je ne cherche pas à voir dans quelle case la mettre. Les cases sont davantage des sujets d’amusement pour moi. De même, quand je suis avec mes amis geeks, lorsqu’ils font les porcs, c’est pour rire.

J’en viens à me demander si je n’ai pas un regard un peu trop positif sur autrui.

Moi. Qui ne suis jamais satisfaite de ce que je fais. Moi, positive.

Enfin, une chose est certaine, je n’aime pas les généralités.

Post-Scriptum : Ouais, bon, c’était quand même pas un message chargé de bonne humeur. Je commence la nouvelle année en étant énervée.

Tiens, oui, au fait : bonne année ! Merci à ceux qui m’ont envoyé des messages (je le confesse, je me suis contentée de répondre à ceux reçus, parce qu’à ce moment précis de la soirée, le personnage de mon frère a tiré sur un de nos alliés parce que, je cite « il parle une autre langue que nous », et plus je gardais mon téléphone dans la main, plus je risquais de le lancer au travers de la pièce) (mais je vous assure que les messages personnalisés m’ont fait bien sourire).

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