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Le Dix de Trèfle
Blog de gaymeuse, rôliste, fan de jeux vidéo autant que de jeux de société. Et peut-être future auteure.
Blog | 30.11.2011 - 13 h 27 | 5 COMMENTAIRES
Dernier point avant le lancement de l’histoire

Bien bien bien.

Je voulais faire un point sur ce dont je vous ai parlé sur cet article, et puis celui-là. A savoir, de l’histoire participative.

A vrai dire, le premier chapitre est là, dans les brouillons de mes articles du blog. C’est une vague histoire de cliquer sur « Publier ».

Certains points m’ont pris plus de temps que d’autres avant de me lancer. Le principal, c’était le titre. Je n’ai aucune idée de ce qu’il pourrait arriver à mes personnages au quatrième chapitre. Personnellement, quand je choisis un titre, je prends en compte la totalité de l’histoire. Du coup, j’ai été bêtement bloquée. J’ai fini par m’arrêter sur une connerie balancée en présence de STid et Nath, à savoir « L’Histoire sans Nom ». Je me donne quelques temps pour réfléchir à « Est-ce que nous nous arrêterons sur un titre lorsque l’histoire aura déjà un peu mûrit ? » A voir.

Travailler sur des personnages sur lesquels je n’ai pas toute la maîtrise, c’était un exercice auquel je ne suis pas habituée. J’ai même décidé que la présence d’un quatrième personnage principal (et duquel) dépendra des lecteurs.

Les personnages sont loin d’être parfaits. Ils sont leurs défauts, leurs intolérances, leurs problèmes. C’est fait exprès : d’une part, je n’aime pas les personnages qui n’ont rien à se reprocher, d’autre part, je trouve cela intéressant que vous ayez aussi la possibilité d’influencer l’évolution de leurs caractères.

Je m’excuse par avance auprès de Rickie : je sais que je suis très bavarde du clavier. Mais promis, je me ferai violence pour ne pas dépasser les deux pages Word. Le problème quand j’écris une histoire, c’est que je ne vois pas comment illustrer. J’y pense. Si vous avez des idées, n’hésitez pas.

J’en étais aux « participations éventuelles des volontaires », agrémentées d’images de paysages qui correspondraient aux lieux vus dans le chapitre.

Sinon !

Petit rappel sur comment cela va fonctionner : je poste un chapitre. Vous avez une semaine pour voter une piste s’il y a un sondage, ou pour proposer une idée en cas d’absence de sondage (de toutes manières, je vous préviendrai à la fin de chaque chapitre).

Pour les sondages, c’est facile : je prends l’option qui a recueilli le plus de voix (même si c’est 2). Si deux options sont ex-aequo, je choisis au hasard. En mettant en place un sondage, je sais par avance ce qu’il se passera pour chaque piste.

Pour vos propositions d’idées, j’en ferai une liste et piocherai au hasard.

Post-Scriptum : A bientôt avec le premier chapitre.

Blog | 27.11.2011 - 20 h 42 | 3 COMMENTAIRES
Concours Comics ! : La Luciole

Voici ma participation au concours organisé par @Foxybrown sur Comics ! (suite…)

Jeux | 25.11.2011 - 16 h 24 | 2 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : le Livre des 5 Anneaux

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Bonjour, petits lecteurs du vendredi. Ça me fait plaisir de vous savoir là !

L’autre jour, je discutais avec quelqu’un qui me demandait pourquoi je ne parlais pas de jeux de rôles ici. Après tout, c’est bien ce à quoi je joue le plus souvent – en dehors des jeux-vidéos. Eh bien, il y a une raison : les jeux de rôles, et les impressions que l’on garde après une partie, dépendent beaucoup plus des gens avec qui l’on joue que le reste des jeux. Si vous avez un Maître du Jeu (lisez « scénariste » pour ceux qui ne connaissent pas cet univers) qui ne vous convient pas, vous n’allez pas apprécier le jeu. Plus difficile encore : si la façon de jouer ne correspond pas à ce que vous appréciez, vous allez vous en désintéresser rapidement.

Par exemple, je ne suis pas du genre à apprécier les scénarios que l’on peut résumer par « rencontre à l’auberge, départ pour le donjon, porte, monstre, trésor, porte, monstre, trésor, jusqu’au grand méchant et à la sortie. » Pour moi, le jeu de rôle est une occasion de faire vivre un personnage, et de faire aussi de l’improvisation autour d’un univers et d’un scénario. Mais j’insiste, c’est mon point de vue, et d’autres personnes préfèrent mettre de côté le trait théâtral.

Cet article permettra de s’arrêter un peu sur ces jeux, et sur ce qu’ils sont aujourd’hui.

  (suite…)

Réflexions | 21.11.2011 - 13 h 40 | 24 COMMENTAIRES
Si j’ai besoin de sang, pourquoi ne pourrait-il pas m’en donner ?

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Je vais vous raconter une partie de mon histoire. Il ne s’agit que d’un exemple parmi tant d’autres, mais, je souhaite que tout un chacun comprenne que c’est justement en qualité d’exemple parmi tout un flot de cas différents, qu’il peut exister.

Je suis née avec une malformation au niveau du visage. On appelle cela une « fente labio-maxillo-palatine ». Certains d’entre vous connaissent l’ancien terme de « Bec de lièvre ». Cette malformation consiste en une fente au niveau de la lèvre et du palais. Plus ou moins prononcée, elle offre rapidement des complications, notamment pour manger, pour parler, et même pour respirer.

La première photographie de moi me représente avec un nombre conséquent de pansements, compresses, et perfusions. En effet, à peine venue au monde, j’ai été transportée aux urgences de l’hôpital Armand Trousseau, à Paris. Je peinais à respirer. Une jeune doctoresse s’est occupée de moi. Elle m’a, par la suite, suivie durant chacune de mes opérations.

Combien de fois ai-je été opérée pour cette fente ? Difficile à dire. Au moins huit fois, mais j’ai souvent eu des complications. L’ouverture de la fente alors que j’étais encore un tout jeune bébé. Il y a eu beaucoup de peurs.

Cela fait moins de cinq ans que je peux parler et être audible. Moins de cinq ans que je peux fermer la bouche. Il y a des choses qui n’ont l’air de rien.

Aujourd’hui, il me reste des traces. Il me faudra vivre avec mes problèmes d’équilibre et d’audition, puisque cette fente impose la présence de liquide au niveau de mes tympans. Certes, mes quelques années d’orthodontie ont été ruinées en moins d’un an. Parmi les bizarreries de ma dentition, je suis née avec six canines. Je n’en ai plus que cinq, l’une d’entre elle me gênait trop. Adieu la carrière de vampire (que je n’ai jamais voulu suivre, de toutes manières).

Mais quand je regarde les photographies, celles de ma naissance et celles d’aujourd’hui, je vois une réelle amélioration. Non, je n’aurai jamais un visage excessivement charmant. Tant pis. Je subis bien moins de moqueries aujourd’hui que durant mon enfance, c’est un véritable plaisir. Quand je croise les gens, je subis moins leurs regards. Quand quelqu’un se met à rire derrière moi à une soirée, je ne me dis plus « C’est parce que je suis vraiment horrible à voir. »

La doctoresse qui s’est occupée de moi est devenue une célébrité dans sa spécialisation. Elle utilise de temps à autres des images de ce qu’elle a fait avec moi, pour les présenter à ses élèves.

Mais quand je me penche sur l’état de la santé en France, je me pose des questions.

Tout d’abord, l’hôpital Armand Trousseau, un hôpital pour enfant, avec les plus grands spécialistes, ne cesse d’être menacé. Comment peut-on dignement retirer l’accès à la santé pour des gens, pour des enfants ? Cet hôpital a fait des miracles, il en fait chaque jour, dans le respect de chacun. Les patients qui s’y rendent font parfois de très longs voyages. Les frontières n’ont guère d’importance quand on a une chance de soigner son enfant.

Le second souci, il vient du don du sang. Il va de soi que j’ai pu profiter du don du sang, à de nombreuses reprises. Mais sans ce sang, que me serait-il arrivé ? Il est important pour moi de garder conscience de ce fait : il a fallu des médecins, il a fallu des donneurs.

Pendant très longtemps, j’ai eu des problèmes de santé qui ont fait que je n’ai pas pu donner mon sang. J’incitais donc mes proches à y aller « à ma place, parce que c’est important de le faire quand on peut le faire ». A ce jour, j’ai la chance d’avoir des amis sensibles à cette question, des amis qui y vont sans que je les y invite.

Mais j’ai des amis qui ne donnent pourtant pas leur sang. Pas pour un souci de santé, pas parce qu’ils n’en voient pas l’utilité. Non, parce que ce sont des hommes qui aiment les hommes. Parce que, même s’ils sont en couple depuis longtemps, même s’ils sont fidèles, ils sont gays. Et qu’aujourd’hui, nos politiques partent du principe que ces goûts font d’eux des personnes à risques.

Ironie de la situation, nous avons besoin de sang. La population vieillit, les cancers sont une véritable plaie, que j’ai d’ailleurs de grandes chances de souffrir. Mais il n’y a pas que ça : maladies, malformations, accidents. Certains n’hésitent pas à souligner le risque d’une épidémie à venir en raison du nombre croissant de personnes sur Terre. Qui vous dit que demain, vous n’aurez pas besoin d’une perfusion ? A moins que ce besoin ne soit celui d’un de vos proches ?

Il y a quelques années, j’ai eu une insomnie qui m’a poussée à allumer la télévision. Sur le poste, un documentaire parlait de l’hôpital Armand Trousseau. La doctoresse qui s’est occupée de moi était en train de rassurer les parents d’une petite Kyla (oui, étrange, il s’agit d’une autre orthographe de mon pseudo). Celle-ci était née avec une fente, comme moi.

Les avancées de la médecine font que cette petite fille n’aura probablement pas autant d’opérations que moi. Mais combien d’enfants risqueraient d’avoir une mauvaise prise en charge, en cas de manque de dons du sang ?

Je vous en conjure, réfléchissez : la santé ne devrait pas être un débat politique sur un terme, ni souffrir le manque de discernement et de tolérance de certains.

Nous avons besoin de sang. Nous en sommes tous conscients. Des gens en parfaite santé vous en proposent, et vous le refusez parce qu’ils ont eu un rapport avec un homme. Même si ce rapport a eu lieu il y a des années.

Posons-nous une question, une toute petite question, toute simple :

« Est-il acceptable de mentir sur sa sexualité pour sauver des vies ? »

Post-Scriptum : Yagg et le don du sang :

http://yagg.com/tag/don-du-sang/

Avec plus de précision :

http://dessins.yagg.com/2011/11/20/a-rush-of-blood-to-the-head/

http://yagg.com/2011/11/14/la-france-manque-de-sang-liberation/

http://yagg.com/2011/06/14/don-du-sang-les-senateurs-et-le-gouvernement-sopposent-a-nouveau-a-la-levee-de-lexclusion-des-homosexuels/

 

 

 

Jeux | 18.11.2011 - 10 h 20 | 2 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : Blueprint3D

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Ah, le jeu du vendredi !

Aujourd’hui, je n’ai pas beaucoup de temps. Non, en fait, à vrai dire, à l’heure où est publié ce message, je ne suis pas derrière l’ordinateur. Je suis au Parc des Expositions à la Porte de Versailles, et je fais des grands sourires aux gens pour leur dire que je suis sympa.

Espérons qu’ils le croient.

Je vais te présenter un jeu flash assez simple. Et si tu as un smartphone avec une pomme dessus, tu peux même y jouer dans les transports en commun. La vie est magnifique, je sais.

Et aux personnes qui se disent que : « Oh, juste un jeu flash ? Elle n’est pas motivée, la petite (car, oui, je suis petite) ! » Eh bien, figurez-vous que je suis fatiguée. Mais je suis fidèle, alors je vous écris quand même.

Soit, parlons bien : observons ce petit jeu avec des plans partout. C’est un jeu flash, donc pour jouer, cliquez sur le titre qui suit :

(suite…)

Jeux | Réflexions | 11.11.2011 - 13 h 29 | 5 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : les femmes, les jeux-vidéos, personnages et joueuses.

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Bonjour petits visiteurs du jeu du vendredi !

Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler de jeux, mais de joueuses. A vrai dire, j’ai lu mercredi un article sur Rue89, intitulé « De princesse potiche à hardcore gameuse : la femme et les jeux-vidéos ». Tout un programme.

Amusons-nous un peu pour commencer. Changeons le vocabulaire utilisé pour le titre (qui mélange les personnages et les joueuses), prenons… allez, de la cuisine. Je vous propose « Du fondant au chocolat au chef cuistot : l’homme et la cuisine. »

Cet article de Rue89, je l’ai lu, en entier, parce que je suis un peu concernée (pas franchement par la partie « princesse potiche », je vous rassure). Après cette lecture, je me suis dit qu’il serait bien que je réagisse. En effet, si l’article est à première vue assez innocent, il offre un regard qui me surprend, d’autant plus après mes cours sur l’industrie du jeu-vidéo (car, oui, j’ai eu des cours sympathiques).

Avant de réagir, voici la définition de « hardcore gamer » par Wikipedia :

« Le hardcore gamer, traduit également par « joueur passionné », désigne un joueur qui s’implique énormément dans un jeu vidéo et cherche la compétition et la performance via le jeu vidéo, le plus souvent en mode multijoueur. Le hardcore gamer consomme énormément de jeux vidéo, que ce soit en temps ou en nombre de jeux. Il recherche le chalenge, la difficulté, la compétition. Il peut passer ses journées à tenter d’obtenir de meilleurs scores seul ou en équipe, et explorer un jeu entièrement pour en dénicher ses subtilités. »

Un de mes amis me surnomme de temps à autres « hardcore gameuse ». Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce terme, car il est rarissime que je compare mes statistiques à celles des autres, ou de me voir jouer en multijoueur. La plupart de mes parties, je les fais seule, ou en coopération. J’ai un sens de la compétition très peu poussé, c’est embêtant pour être « hardcore ».

Mais pour le chalenge, la difficulté, et la tendance à explorer au mieux un jeu, je plaide coupable. Dans la mesure où le jeu me plaît, je risque d’en explorer toutes les facettes.

girls-playing-game

"Les jeux-vidéos c'est trop génial ! Hihihihihihihihi ! ♥ Bisous et amour."

Bref, reprenons. Cela me paraît délicat de poser un regard sur les femmes et les jeux-vidéos, tout en faisant un bel amalgame entre les personnages et les joueuses, mais j’ai été tellement… frappée par quelques bêtises lues, que je vais parler moi aussi des personnages et des joueuses.

Au début, les femmes dans les jeux-vidéos étaient des princesses / cruches à sauver. On pense tout de suite à Peach, qui se fait régulièrement enlever et que Mario doit sauver. Elles sont régulièrement dans les ennuis jusqu’au cou, et les fiers mâles que vous incarnez devront les aider.

Certains soutiennent que c’est une conséquence due au quota d’hommes jouant aux jeux-vidéos. Soulignant, par ailleurs, que pendant longtemps, il n’y avait que des hommes qui jouaient.

Je ne pense pas. Allez voir un film Hollywoodien, lisez un livre d’heroic fantasy ou un polar. Combien de fois allez vous trouver un scénario où l’homme sauve la demoiselle (et où ils s’embrassent après) ? Pourtant, il n’y a pas que des hommes qui s’intéressent à ces histoires, non ?

Je ne vais pas rentrer dans un débat féministe. Je tiens simplement à dire qu’à mes yeux, c’est une norme de la société qui fait que, voilà, la femme, on pense qu’elle galère pour se débrouiller seule. Il n’y a pas que les jeux-vidéos pour offrir ce regard. Bien sûr qu’ils le font. La plupart des produits de distraction le font.

Peach et Lara Croft

Peach à gauche, Lara Croft à droite. Enfin, je suppose que vous l'aviez deviné.

Mais il ne faut pas oublier qu’il existe quelques personnages féminins qui n’ont rien à envier à leurs collègues plein de testostérones. Je pense à Samus Aran de la saga Metroid (pour ceux qui ne la connaissent pas, c’est une blonde dans une armure qui lance des rayons lasers), pour commencer. Puis il y a Lara Croft, bien sûr. D’ailleurs, parlons un peu de Lara Croft.

A la sortie de Tomb Raider, la réaction immédiate, et partagée par tous, se basait sur les mensurations de l’héroïne. Lara Croft, c’est un sex-symbol, qui a été dérivé sur différents supports. Si nous ciblons les jeux-vidéos (je ne m’avance pas trop sur les autres supports, je les connais moins), elle fait partie des rares héroïnes dont la sexualité n’a jamais été définie. En effet, Lara Croft a un côté castrateur, et une partie de la communauté d’afficionados de cette saga… sont des lesbiennes. Volontairement, donc, jusqu’aux dernières nouvelles, les créateurs du jeu laissent planer le doute.

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C'est le nouveau look de Lara Croft. Mmmmh ♥.

J’entends que Lara a eu du succès uniquement parce qu’elle est bien foutue. Il y en a beaucoup, et depuis longtemps, des jeux où l’héroïne a des mensurations étonnantes. Mais certains jeux ne vous laissent aucun souvenir, parce qu’ils sont mauvais, alors qui vous en aurait parlé ? Faites attention cependant : selon le genre de jeu, les héroïnes ne sont pas nécessairement toutes jolies (je pense aux jeux d’horreur, par exemple). A savoir aussi : ces dernières années, des personnages féminins qui sont certes athlétiques – cela me paraît normal pour un jeu d’action – mais ont aussi des mensurations normales. Des noms ? Faith de Mirror’s Edge et Chell de Portal (dont j’ai le marcel et un t-shirt à son effigie, car je suis fan, voyez-vous). Elles sont aussi de ferventes représentantes des femmes en marcel, l’une comme l’autre.

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Reprise d'une célèbre photographie. Chell à gauche, Alyx à droite. Elles ne viennent pas du même jeu, mais certains indices dans les jeux laissent à penser qu'elles sont du même univers.

L’article de Rue89, après vous avoir expliqué que les femmes dans les jeux-vidéos sont en majeure partie des princesse, avec quelques rares Lara Croft, vous fait savoir qu’il y a des groupes d’hardcore gameuses. Et qu’en France, ces groupes n’existent plus.

Je vous rassure, il existe toujours des équipes féminines de jeux-vidéos un peu partout. Une amie à moi a organisé quelques tournois entre ces équipes ( « Et, franchement, tu peux pas imaginer le nombre de lesbiennes au mètre carré ! », m’a t-elle dit). Elles sont loin d’avoir disparu, elles se spécialisent et se font plus nombreuses. Il y a quelques années, elles se comptaient sur les doigts d’une main, passaient pour des asociales. Je me souviens avoir entendu, il y a maintenant 3 ans, une interview de l’équipe française féminine de Counter Strike (un jeu de tir où vous incarnez des soldats). Le message était, en gros, « mais on a une vie sociale et on aime les macarons, partez pas ! On reste des filles ! ». Les demoiselles étaient vice-championnes de la coupe du monde de Counter Strike cette année-là (car, oui, même en jeux-vidéos, nous avons des équipes françaises féminines qui déchirent).

Pour les curieux, voici un lien vers une vidéo présentant une de nos équipes féminines, les Millenium (attention, quelques stéréotypes sont présents dans la vidéo, vous y apprendrez que les hommes oublient leurs affaires avant de s’entrainer).

ashley-jenkins-jinx

Ashley Jenkis, ou Jinx. Cette demoiselle est une "pro gamer", une joueuse payée pour jouer dans des tournois.

A vrai dire, les joueuses, dans le domaine des jeux-vidéos, existent depuis longtemps. Nul besoin de cours de yoga de la Wii et d’entraînements cérébraux pour jouer. Je suis aussi désolée de vous l’apprendre, mais les filles n’aiment pas que les Sims.

C’est simplifier la question de l’acceptation des jeux-vidéos auprès d’un public féminin que de dire « Très bien, les filles viennent d’arriver dans le monde des gamers parce qu’on leur donne des petits chiots à cajoler sur leur console ».

Les femmes jouent aux jeux-vidéos depuis leurs débuts (aux jeux-vidéos, pas les débuts des femmes, qu’on s’entende). Se posait-on de réelles questions de « genre » à Pong, ou à Pacman ? Les jeux ont fini par être scénarisés. Ils ont suivi les codes du cinéma grand public. Les films d’action avec des hommes bodybuildés et des femmes en danger, ça plaît ? Pourquoi ne pas reprendre une recette qui a du succès ?

Prenons le point de vue de quelqu’un qui serait chargé d’imaginer une publicité pour un jeu de guerre « réaliste » avec des soldats qui se tirent dessus. Pensez-vous qu’il serait vendeur de mettre une jeune femme qui se défoule sur sa console ? Pourtant, il y en a (et ça pourrait faire une publicité humoristique). Notre société offre l’image d’une femme douce, sensible, câline, et que, voilà, on ne l’imaginerait pas passer une heure à chasser du zombie avec une hache.

Pourtant être douce n’empêche pas de décapiter du zombie. Mais il y a des codes à respecter pour parler à la ménagère. Qu’ils soient bons ou non, ils sont là. Je ne sais pas quelle mère de famille irait acheter un jeu de guerre à sa fille.

arton

"Bon, là, j'ai besoin d'une tronçonneuse pour éliminer ce groupe de zombies." (il y a toujours une tronçonneuse dans les jeux de zombies)

Aujourd’hui, grâce aux jeux sur smartphones et sur Facebook, le jeu-vidéo paraît plus accessible et moins « honteux ». La première génération de gamers vieillit. En ce moment, nous sommes dans la configuration suivante : si Pierre-Maxence, bientôt grand-père à ses 55 ans, joue sur son téléphone à Angry Birds dans le bus, il sera moins prompt à froncer les sourcils en remarquant que son fils a une console dans son salon. Et pourtant, il y a encore 5 ans, le même Pierre-Maxence râlait en disant que son enfant n’avait pas quitté l’enfance, parce qu’il jouait aux jeux vidéos alors qu’il avait plus de 20 ans (en sachant que Pierre-Maxence a 55 ans, calculez l’âge de son fils quand il sera Papa, et prouvez qu’il est homosexuel. Argumentez).

rainbow-angry-birds-t-shirt

Dire qu'il y a vraiment des résultats pour "Rainbow Angry Birds" sur Google...

 Les femmes n’ont pas attendu pour jouer aux jeux-vidéos. Mais elles ont moins honte de le dire. La seule population féminine qui ait réellement augmenté durant les dernières années, ce sont les plus jeunes. Pourquoi ? Parce que les parents achètent plus facilement des jeux-vidéos à leurs enfants. Les concepteurs et scénaristes ont créé des jeux excessivement genrés (avec des poneys, des princesses, Barbie, et autres), de la même manière que pour les jeux. On offre des petites cuisines aux filles ? Maintenant on peut aussi leur offrir un jeu avec des chiots. Les parents sont prêts à acheter un jeu-vidéo soit-disant pour fille. Les concepteurs renforcent leurs jeux de trucs « mignons » pour que les petites filles se sentent concernées. Il n’est pas rare de lire quelqu’un qui vous assure que son jeu est pour tout le monde, parce qu’il y a des petits animaux trop choupinous, alors ça peut aussi intéresser les femmes.

Les entraînements cérébraux et autres jeux où on fait marcher ses neurones ou gigote devant l’écran n’ont pas pour cible principale les femmes, mais une autre population de joueurs : les personnes âgées. Ils banalisent les pratiques en les rapprochant du sport ou des jeux de réflexion qui leur parlent plus (pour garder la forme, qu’elle soit physique ou mentale) que les autres jeux.

Post-scriptum : Avec tout ça, je vais être en retard pour ma journée jeu.

Jeux | 04.11.2011 - 12 h 17 | 0 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : Shabadabada

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Bonjour petit vendredi. Je ne suis guère réveillée, mais je vais tenter d’être plus claire pour le jeu du vendredi que dans ma tête. Chacun ses objectifs.

Chers lecteurs, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais aujourd’hui, ce sont les 3 ans de Yagg. Alors, je me suis posée un instant devant ma boîte de jeu, pour me demander ce qu’on fait quand on fête un anniversaire. D’abord, on prend des photos. Généralement on mange un bon gâteau, mais je n’ai pas de jeu avec un gâteau à faire. Il y en a qui vont le fêter autour d’un verre (plusieurs fois, même, je ne voudrais pas dire, mais l’anniversaire de Yagg on le fête tous les weekends pendant un mois).

Puis j’ai eu mon illumination : un anniversaire, c’est aussi chanter autour des bougies.

Donc chanter.

  (suite…)

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