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Le Dix de Trèfle
Blog de gaymeuse, rôliste, fan de jeux vidéo autant que de jeux de société. Et peut-être future auteure.
Réflexions | 29.08.2011 - 15 h 21 | 11 COMMENTAIRES
Arrêtez de faire du mal à la littérature de l’imaginaire !

J’ai plusieurs amours. Je l’avoue.

J’aime jouer, j’aime la fondue, j’aime écouter/regarder Émilie Simon, j’aime les soirées où on danse sur du vieux rock, j’aime le litchi, j’aime le thé. J’attends de pouvoir rajouter le prénom d’une demoiselle dans la liste (autre que la chanteuse).

Ces goûts ne sont rangés dans aucun ordre précis.

De la science-fiction, au merveilleux, en passant par le fantastique et l’heroic fantasy, je développe un attachement certain. Vous l’aurez devinéon autre amour, c’est la littérature de l’imaginaire. J’utiliserai le terme « littérature de l’imaginaire » pour englober toutes ces formes. Les genres, les sujets étant multiples, cela facilitera la lecture. Et m’empêchera de vous noyer sous les virgules.

Je ne sais pas depuis quand ça date. Peut-être depuis ma première lecture en dehors des manuels d’école – Le Petit Prince. L’hôpital dans lequel j’ai fait un séjour aux environs de mes six ans m’a offert cet ouvrage de Saint-Exupéry.

petit prince

Le Petit Prince

Aujourd’hui, si j’avais un meuble pour ma bibliothèque (car, vivant dans une cave, je n’ai pas la place pour ce meuble), je pourrais la diviser en trois parties distinctes. L’une de ces parties, et très certainement la plus importante, serait celle de la littérature de l’imaginaire.

Avant qu’on ne se pose des questions à ce sujet, je ne crache pas sur les grands classiques. Bien sûr, il y a des auteurs que je n’apprécie pas, mais il y en a d’autres qui sont de véritables génies. Ayant fait quelques années (peu glorieuses) à la faculté de Lettres, j’ai pu emmagasiner une légère connaissance à ce sujet. Cependant, si j’ai arrêté ces études, c’est parce que l’obligation de lire trompe mon goût. Oui, j’aime lire. Non, je n’aime pas devoir lire.

Tournons-nous vers l’imaginaire.

En ce moment, je lis Comme des fantômes de Fabrice Colin. Il s’agit d’un recueil de nouvelles mettant en scène la mort d’un auteur (après vérification pour cet article, il s’avère que, comme je m’en doutais, il va bien, merci). Amis et collègues le présentent soit comme un abruti, soit comme un dieu, entrecoupant ce portrait par des nouvelles.

Le premier paragraphe a motivé mon achat de ce livre. Il est vrai qu’il y a de bonnes idées dans ce livre, mais il y a quelque chose qui m’a dérangée. Une affirmation, comme ça : « Leur seule utilité [aux écrits de l’imaginaire], c’est de vous aider à oublier l’espace de quelques instants que dans votre cerveau aussi, une veine peut péter à n’importe quel moment. »

D’accord, c’est écrit dans un recueil posthume de quelqu’un qui n’est pas mort. Prenons donc les mots avec des pincettes. Cependant, cela m’a énervée – il faut dire que le rapport Mort/Imaginaire constant de ce recueil commence à m’ennuyer. Voici donc une occasion de parler un peu de ce que je ressens.

bureau

Ca, c'est de la vieille photo de mon bureau. On le voit aux lunettes, je les ai changées depuis.

Je suis attachée à la littérature imaginaire. Oui, j’aime la lire. Mais je suis pire encore : je l’écris. Il m’arrive donc, régulièrement, d’en parler.

Le problème, c’est qu’on entend – et voit – beaucoup de choses au sujet de la littérature de l’imaginaire. J’y suis parfaitement sensible. Je vous présente mes griefs :

1) La littérature de l’imaginaire serait une littérature pour la jeunesse.

Un exemple ? Je suis déjà entrée dans plusieurs librairies qui mettaient Tolkien dans le rayon jeunesse. Excusez-moi du terme, mais il ne faut pas déconner. Tolkien est quand même assez dense, il l’est d’ailleurs certainement trop pour un enfant de dix ans.

Sur ce thème, on entend de belles réflexions. Du genre « Tu lis un livre de science-fiction ? C’est pas pour les ados, ça ? », « Tu pourrais peut-être lire de la vraie littérature, pas des trucs de gamins. » (la dernière phrase vient de ma mère, spécialiste en « attends, je vais te faire une réflexion acide »).

Et encore ! C’est pour les lecteurs, ça ! Mais quand vous tapez dans les mondes imaginaires quand vous écrivez, ça devient : « C’est pas les enfants qui parlent de ça, d’habitude ? » et « Toujours pas sortie de tes bêtises de gosse ? ». Vraisemblablement, l’auteur devrait être plus jeune que le lecteur, si l’on s’arrête à ces réflexions.

Je n’ose pas imaginer ce qu’a pu entendre Mr Barrie (l’auteur de Peter Pan).

2) La littérature de l’imaginaire serait un trip de dépressifs.

Ah oui. C’est une idée bien arrêtée. Il semblerait que seuls les gens qui dépriment puissent lire ça. Après tout, c’est bien connu : ça ne parle que de morts et de monstres. Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare est un appel au suicide collectif (si vous ne l’avez pas lu, celui-là, dépêchez-vous de corriger cet oubli, et maudissez tous vos profs de ne pas vous avoir poussé à cette curiosité).

Je suis désolée, mais quand je vois quelqu’un lire Harry Potter, je ne me dis pas que je dois lui faire un câlin parce qu’il pense à la mort.

3) La littérature de l’imaginaire serait une facilité.

Je ne sais pas d’où vient cette idée. Elle exprime le fait qu’aux yeux de certains, ces histoires seraient plus simples à rédiger. Je n’aime pas cette généralisation : cela dépend des sensibilités et des goûts de chaque auteur. C’est indécent d’annoncer que telle ou telle littérature est plus aisée à traiter.

Mais il est possible de poser un livre en se disant : « Eh bien, l’auteur ne s’est pas cassé la tête. » Je suis capable de me le dire avec n’importe quel thème. Bien sûr, il y a des romans sur des mondes imaginaires qui sont juste désagréables à la lecture. Parfois parce que le lecteur connaît la fin avant même d’avoir lu la totalité de la première page, parfois parce que c’est du vieux réchauffé du Seigneur des Anneaux, ou une énième déjection vampirique (pitié, arrêtez avec de faire des livres qui ridiculisent les vampires ! Les seuls qui valent le coup, c’est Dracula et celle qui l’a inspirée, la belle Carmilla qui préfère les demoiselles).

Note pour les gens qui seraient en train de penser à lire Carmilla : la sensation d’être dans l’eau, dans la littérature, peut être un moyen de signifier (les plus jeunes sont invités à ne pas lire la fin de la phrase) l’orgasme.

songe d'une nuit d'été

Mais n'oubliez pas de le lire aussi.

Je suis d’avis que chaque auteur a sa raison d’écrire. Qui peut se permettre de généraliser selon le sujet ?

Quand j’écris, j’imagine que je manipule un miroir déformant (mais pas les miroirs de l’excellent Appel de Mordant, je suis moins dangereuse que ça). J’observe la réalité, je déforme. Ma façon de décrire mon malaise face à la censure, c’est de créer un monde où l’imagination dérange. Ma façon de parler de la guerre, c’est de la rendre éternelle et universelle.

Je n’aime pas la facilité, ni le manichéisme. J’ai des dizaines de carnets, j’ai des notes, des descriptions que je n’utiliserai jamais. J’ai des plans, que ce soit des plans d’écriture ou des plans de lieux imaginaires. Si mon choix de l’imaginaire est une facilité ? Non. Si je voulais que ce soit facile, je ferais une petite histoire d’amour toute simple. A la place, me voilà à créer des sociétés, à tisser des histoires, parfois, sur des millénaires. Je cherche à ce que cette forme d’irréel garde une vraisemblance dans sa construction.

Et à ce qu’elle rappelle à certains égards la réalité.

miroir

Photo de jp.alvarez

J’ose dire que je ne suis pas la seule. Oh, évidemment, je suis encore au stade d’amateur. Peut-être n’aurais-je même pas la chance de vivre l’aventure de la publication. Mais la question n’est pas là. Nous ne comptons plus les grandes œuvres de cette littérature qui sont inspirées par nos Guerres Mondiales (Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, pour les plus célèbres). La réalité se déforme et s’observe sous un autre angle.

Écrire, c’est offrir un point de vue. Il faut savoir quel angle prendre pour observer la réalité. Et, ne jamais oublier que chaque auteur a sa propre façon de voir le monde. Si vous avez un peu de curiosité, et que vous êtes face à un auteur (même amateur), posez-lui quelques questions. Demandez-lui « pourquoi ». « Pourquoi ce personnage ? », « pourquoi cette histoire ? », « Pourquoi ce genre littéraire ? ». Peu importe s’il a écrit un roman historique, une biographie, une histoire d’amour, ou la guerre entre deux peuples imaginaires.

Il n’y a pas de sous-littérature. Ainsi, mon souhait actuel serait que l’on arrête de déprécier certains livres parce qu’ils parlent de choses qui n’existent pas. Ce n’est pas mauvais d’imaginer un monde.

Ou alors, arrêtons de publier n’importe quoi. Parce qu’à lire certaines choses, je peux comprendre…

Post-Scriptum : Donnez-moi un carnet. Ou faites taire mon envie de raconter une histoire.

Jeux | Réflexions | 26.08.2011 - 13 h 06 | 8 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : les jeux sur les réseaux sociaux.

Mots-clés : , , ,

Bonjour, c’est vendredi !

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, je n’ai pas envie de vous parler d’un jeu en particulier. C’est dommage, je sais. Alors j’ai réfléchi, et j’ai eu le temps de remarquer que certaines notions, et certaines façons de jouer n’étaient pas forcément évidentes.

Ainsi, aujourd’hui, je vais être généraliste, et vous parler des jeux sur les réseaux sociaux.

Réseaux sociaux qui seront Facebook et Google +, parce qu’à ma connaissance, il n’y a pas de jeux sur les autres réseaux.

G+ et FB

Non, cette image n'annonce pas la venue d'un réseau social du Trèfle.

(suite…)

Jeux | 12.08.2011 - 21 h 44 | 2 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : Du mime et des films.

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Bonjour à vous, visiteurs du vendredi. Le weekend s’annonce long, et je suis certaine que cela vous plaît.

Pour tout vous avouer, je suis dans le train et j’arrive dans un quart d’heure. Ainsi, je vais vous donner une idée de jeu qui ne nécessite pas (trop) de dépense. Je suis sûre que plusieurs d’entre vous le connaissent déjà.

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Jeux | 05.08.2011 - 13 h 19 | 1 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : London 1888

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Aujourd’hui, un de mes collègues a accueilli mon retour au travail par un « Bienvenue ! Bon vendredi ! » J’ai donc pensé qu’il était vendredi, et donc, que c’était le jour du jeu du vendredi. Me voici donc avec un thé qui sent plus fort qu’un pot pourri – quand je changerai de bureau, je ramènerai mes propres thés – et prête à recevoir des bonbons sur mon clavier. Car, figurez-vous que dans ma boîte, on me jette des cochonneries quand je tape trop fort/vite au clavier.

A Paris, il fait gris, il pleut. Mon application météo n’est pas franchement engageante pour le weekend. Alors, j’ai réfléchi et je me suis dit qu’il fallait un jeu dans cette ambiance.

Puis je me suis dit que, quand même, c’était un peu effrayant d’en avoir trouvé un. Une pensée pour ma boîte à jeux qui, malgré le rangement façon Tetris, est pleine. Vraiment. Je n’ai même plus de place pour ma collection de dés.

Ne nous éparpillons pas. Partons en voyage.

  (suite…)

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