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Le Dix de Trèfle
Blog de gaymeuse, rôliste, fan de jeux vidéo autant que de jeux de société. Et peut-être future auteure.
Jeux | 29.07.2011 - 23 h 50 | 4 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : Fantasy

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Il est un peu tard, mais c’est toujours vendredi. Et qui dit « vendredi », dit « jeu du vendredi ».

Aujourd’hui, cependant, comme il est tard et que je n’ai pas le temps d’être sympathique (oui, être gentil prend du temps, je vous l’assure), je vais vous parler d’un jeu que je n’ai pas aimé.

  (suite…)

Blog | 28.07.2011 - 00 h 21 | 4 COMMENTAIRES
Laurent Gérard, « Gérard comme le prénom »

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Laurent Gerard

Grâce à l’équipe de Yagg (que je remercie), je suis allée voir le spectacle de Laurent Gérard, « Gérard, comme le prénom » jeudi dernier.

Je vais me permettre un petit mot sur la personne qui m’y a accompagnée : j’avais espéré pouvoir passer la soirée avec un (ou une) membre de Yagg. Pas de chance, personne n’a pu se libérer, et j’étais bien partie pour être seule. Au moment où j’ai pris mon sac, ma grand-mère a dit « Tu as l’air si malheureuse avec ton sac, je vais t’accompagner. »

Ce qui a permis deux choses : la première, c’était d’avoir un autre point de vue que le mien. La seconde, c’était de savoir que j’avais l’air malheureuse avec mon sac.

Je ne connaissais pas Laurent Gérard avant d’entrer dans la salle. J’avais vu la « bande-annonce » du spectacle pour me faire une très vague idée, mais rien de plus. Mon objectif était de ne rien attendre de cette soirée, de tout découvrir : l’acteur aussi bien que ses sketchs.

Loin de moi l’idée de vous raconter le spectacle. S’il avait été décevant, je vous aurais peut-être fait quelques spoilers. Cependant, la soirée fut excellente.

Le spectacle se déroule en plusieurs tableaux, chacun représentant un personnage. On rit, on sourit : différentes formes de comique se succèdent avec un rythme prenant. J’ai apprécié la maîtrise du verbe, la façon d’habiter les personnages (et leurs « potentiels » vêtements, ceux qui iront voir le spectacle comprendront). Et, surtout, que ces tableaux expriment tous quelque chose, au-delà du rire.

Mon accompagnatrice a tout de même eu quelques difficultés à comprendre le spectacle (je sais que dès que quelque chose touche les ordinateurs, par exemple, elle décroche et fait semblant de rire). Cela est dû à son âge (70 ans) et à sa culture. Je tiens à souligner mon léger malaise au « Ma grande, c’est quoi le fist ? »

Oui, il m’a fallu expliquer ce qu’était le fist à ma grand-mère pour qu’elle se sente moins perdue. Elle a tout de même clos sa soirée par « C’est un humour plus distingué que celui des humoristes qu’on nous présente à la télévision. » Preuve en est que le spectacle est plaisant quel que soit l’âge du public.

J’en garde un très bon souvenir. Je vous le conseille.

Post-Scriptum : Bravo pour le discours final.

Jeux | 22.07.2011 - 23 h 30 | 4 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : Auditorium

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Oh, mais c’est vendredi (oui, il est difficile de se rendre compte que le premier jour de vacances depuis avril 2010, c’est un vendredi) !

Donc, c’est le jeu du vendredi (en retard, j’étais à la plage, héhéhé) !

J’aimerais beaucoup vous parler de l’utilité d’un seau, d’une pelle, et d’un ballon quand on surveille un petit cousin à la plage, mais je doute vous apprendre grand chose sur le sujet.

Alors, je vais vous parler d’un jeu de geek. Un jeu sur l’ordinateur (ou sur l’iPhone, pour ceux qui en ont un). Et puis ça changera, comme ça vous n’avez pas besoin d’être en groupe pour jouer.

Attention il vaut mieux aimer la musique, et encore plus le piano (dédicace @Rickie), pour réellement apprécier ce jeu.

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Réflexions | 16.07.2011 - 15 h 52 | 11 COMMENTAIRES
Ma grand-mère n’est pas homophobe, elle est sportophobe.

J’entends souvent dire qu’il est difficile de faire son coming-out. Que beaucoup ont des craintes dessus, ou que cela s’est mal passé. Je ne nie pas le fait que cet événement soit difficile, puisqu’il dépend de l’interlocuteur en face de nous. Mais pour changer des résumés de moments désagréables, je vais vous raconter le un des miens.

Pour éclaircir ma situation, je dirais que je suis partiellement outée. Mes parents, par exemple, n’en savent rien (je pense que ma mère s’en doute, étant donné que j’ai tenté une discussion sur le sujet, mais que là, ça s’est relativement mal passé et la question est en suspens). Mon frère est au courant, mais pas ma demi-sœur. Mes amis ont moyen de le savoir, le savent pour la plupart, et l’acceptent (ou ne me parlent plus, mais j’ai arrêté de considérer ces gens comme mes amis).

Pour des raisons diverses et variées, je vis chez mes grands-parents. Dans la cave. Oui, elle est aménagée, la cave, j’y ai ma pièce pour faire tout ce que je veux.

 

Le contexte est posé, je vais donc vous dire comment ma grand-mère a appris que, si, j’aime les femmes.

 

Je venais donc de rentrer à la maison après le boulot, racontant à mes grands-parents une sombre histoire de chien qui m’avait éternué sur le pantalon dans le métro, et que je me sentais sale. Machinalement, je me faisais chauffer de l’eau pour le thé, et ma grand-mère me fixa un instant. Pour me demander :

« Mais, tu aimes les femmes ? »

Surprise. Panique. Si la réponse était positive, je ne savais pas comment mes grands-parents le prendraient. Aussi tolérants soient-ils, j’avais pris soin de ne pas en parler, et de déguiser toute situation qui me « trahirait ». Que ma grand-mère me pose la question ne réglait pas le problème ! Comment allait-elle réagir ? Et surtout, cela changerait-il quelque chose à notre relation ?

Je fuyais, bêtement, avec un :

« Eh bien… je ne te parlais pas de ça… J’ai un dossier à finir pour le boulot, je reviens pour manger. »

Ridicule, je sais.

Je descendis dans mon antre. Je pris un livre, le feuilletai. Rien à faire, mon regard ne s’arrêtait pas sur les mots. Le livre posé, j’essayai avec une bande-dessinée. La concentration me manquait. Je traînais ma carcasse frémissante jusqu’à mon bureau, pour lancer un jeu vidéo indépendant, mais mon esprit était toujours occupé par la question de ma grand-mère.

Ma crainte principale, c’était le changement de notre relation. Nous étions proches, complices, et j’avais assez perdu d’amitiés « à cause » de mes goûts pour risquer de perdre ce lien avec ma grand-mère. Mais je n’aimais pas me dissimuler. Qui apprécie devoir réagir comme si ses goûts étaient honteux ?

Je pris mon gilet, j’avais froid. Il fallait agir. Je m’imaginais déjà dans la galère de chercher un appartement à Paris. Pourtant, j’avais dans l’idée de me livrer. Je me placais à côté de ma grand-mère :

« Je voudrais te parler, tu as un peu de temps ?

-Oui, bien sûr. Qu’est-ce que tu as l’air grave… »

Forcément, j’avais l’air grave. J’avais surtout peur. Je faisais de nouveau chauffer l’eau, parce que le thé, je ne l’avais pas pris au final. J’en profitai pour lui en préparer un, et je la regardais dans les yeux.

« Il faut que je te dise…

-Non ? Attends, tu vas pas me dire que… »

Je me mordis un peu la lèvre. Face à mon silence, elle lança :

« Tu vas te mettre au sport ? !

-Euh…

-Réfléchis avant de faire ça ! Une sportive dans la famille, non mais vraiment !

-Attends, non, tu te trompes, là.

-Alors quoi ?

-J’aime les filles.

-Ah… Tu m’as fait peur, j’ai cru que tu voulais faire du sport. »

Perplexe, j’avais haussé un sourcil. Ma grand-mère était donc plus tolérante envers l’homosexualité qu’envers le sport, ce qui, soit dit en passant, doit être une chose surréaliste qui n’existe que dans ma famille.

Depuis, ça va mieux. Elle garde ses avis négatifs pour les sportifs qui passent à la télévision, femmes non-comprises.

Et absolument rien n’a changé dans notre relation. Peut-être sommes-nous plus proches. Entretemps, elle a même dessiné mon tatouage.

Jeux | 15.07.2011 - 14 h 42 | 0 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : Contrario

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Ah, le vendredi est arrivé. Cette semaine, sur Yagg, nous avons appris que la grammaire (dont la ponctuation) est vitale. Comme certains semblent penser que les mots (du moins, la forme du discours), vaut mieux que le fond et l’argumentation, je vous propose d’observer un jeu d’actualité.

Car, c’est important de rester dans certains thèmes, ceux qui nous motivent et font vibrer nos petits cœurs. Oui, je sais que vous avez tous un petit cœur au fond de vous.

Je m’en vais donc vous parler d’un jeu… de mots.

(suite…)

Jeux | 08.07.2011 - 16 h 00 | 8 COMMENTAIRES
Le jeu du vendredi : Petits meurtres et faits divers

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Voici le début officiel de ma chronique du vendredi, ou, en plus de ce que je suis susceptible de publier en temps normal, vous trouverez une petite critique de jeu (jeu vidéo, jeu de société, et autres occupations ludiques).

Vendredi, donc.

Pour une raison inconnue, obscure, et inquiétante, vous n’allez pas à l’Apéro des Losers de samedi. Si cette raison implique un rassemblement de gens, pas forcément plus fréquentables que les losers susnommés, peut-être allez-vous chercher à mettre de l’animation dans la soirée. Alors, quelqu’un vous a dit « On va jouer à un jeu de société ! ». Mais les jeux de société, ça vous paraît chiant. C’est normal, parce qu’on pense automatiquement aux classiques auxquels on a joué de nombreuses fois… et qui commencent à apparaître comme tellement banaux. Les parties de Monopoly sont interminables (et avec le Cousin Machin qui ne sait pas compter mais qui fait la gueule quand il ne gère pas la banque, ça vous pimente une partie mais pas suffisamment), le Scrabble vous fait penser à une scène de parodie de soap opera et vous avez failli avoir votre main broyée à votre dernière partie de Uno (situations inspirées de faits réels).

 

Alors, je vais vous parler d’un jeu de société que vous ne connaissez pas (et si vous le connaissez, vous aurez des bisous).

(suite…)

Réflexions | 04.07.2011 - 12 h 52 | 0 COMMENTAIRES
Il paraît que ce que tu écris, c’est ce que tu es. Il paraît.

Alors que je préparais un article pour vendredi, j’ai eu une énième remarque sur quelque chose qui me semble absurde. Cela tombe bien, je cherchais de quoi assommer les gens avec mon point de vue. L’absurde m’inspire et m’amuse, profitons-en.

Il s’avère que je passe une bonne partie de mon temps libre à écrire des fictions, seule, ou à plusieurs. Je rappelle la notion de « fiction » (vous comprendrez rapidement pourquoi) : il s’agit d’histoires imaginaires.

Il existe des gens qui ont du mal à différencier un auteur de ses personnages. C’est assez inquiétant. Je vous fais part de deux des remarques les plus surprenantes.

 

  • Tu cautionnes tout ce que tes personnages font.

Non.

Tout de suite, non.

Dire qu’un auteur cautionne tout ce qu’il écrit, c’est dire une grosse bêtise sans y réfléchir. A moins d’écrire un essai, et encore, on ne peut pas écrire que des choses que l’on approuve.

Un écrivain qui fait dans le thriller, par exemple, n’encourage personne à devenir assassin et psychopathe, et, surtout, n’en est pas un. Si je me trompe, arrêtez tout de suite les écrivains. Je suis quasiment sûre qu’ils ont tous écrit un jour sur la mort.

 

De façon moins… extrême, ce n’est pas parce qu’un de mes personnages aime le café, qu’il faut m’en offrir pour mon anniversaire. Je serais susceptible de faire la gueule parce que, d’une, offrir du café à un anniversaire c’est un peu ridicule, de deux, j’aime pas ça.

Vous pouvez m’offrir du thé d’un célèbre salon de thé parisien, j’adore ça et je commence à ne plus en avoir beaucoup. Thé vert ou blanc de préférence. Merci.

 

Si un personnage présente une déviance (vis-à-vis des mœurs communément acceptés), son auteur ne le possède pas non plus. Prenons quelqu’un qui écrit beaucoup, et qui, par conséquent, a créé beaucoup de personnages. Cela ferait que cet écrivain possède un important trouble dissociatif de l’identité. En plus de posséder les soucis psychologiques de ses personnages, il faudrait s’inquiéter et lui demander qui il est, au juste, au fond de lui.

Là encore, si je me trompe en vous disant que peut-être qu’un écrivain est un peu timbré, mais il n’en est pas à être une cinquantaine de personnes à la fois, j’invite les gens à organiser une grande campagne de prévention « Les auteurs sont dingues, faites quelque chose ». Des centres spécialisés seraient créés pour mettre en quarantaine les écrivains. Ils ne feraient ainsi plus de mal à la société.

 

J’exagère, je sais. Mais tant qu’à sombrer dans l’absurde…

 

  • Tu as des personnages hétéros, donc tu es hétéro.

Pour le plaisir, relisez la phrase.

Encore une fois.

En toute honnêteté, à cette remarque, j’ai répondu « Mdr ! » et je suis allée me chercher à boire pour ne pas voir ça (c’était sur un écran, je ne dis pas « Mdr ! » en vrai).

 

Ainsi, les goûts de mes personnages seraient les mêmes que les miens.

Je suis très perplexe.

Si je prends le quota d’homosexuels, bisexuels, et hétérosexuels, je serais actuellement :

85 % LGBT, 15 % hétéro (oui, LGBT, pas lesbienne, je n’écris pas que sur les femmes qui aiment les femmes). Donc, déjà, question hétérosexualité, mon cas se pose là. Je changerais d’ailleurs un peu tous les jours… ou demi-journées ? Heures ? C’est très instable tout ça.

J’ai amélioré mes stats LGBT durant ces deux ou trois dernières années (ça s’appelle « acceptation de son identité » ), certes.

Remarquons tout de même que ces statistiques n’ont rien à voir avec le quota LGBT réel.

 

Je me pose, du coup, quelques questions sur ce que les gens peuvent comprendre en lisant un livre. Décrire un goût, une rencontre, une envie, n’implique en rien ce que pense l’auteur, ni ce qu’il a vécu.

On ne peut pas nier le lien entre un écrivain et son sujet. Oui, j’écris davantage sur la communauté LGBT depuis que je m’assume. Oui, si je traite un thème, sans forcément l’accepter, j’en suis au moins curieuse.

Mais de là à faire l’amalgame « Tu écris ça, donc tu es (d’accord avec) ça ! », c’est ridicule.

 

Bien sûr, cela met de côté l’écriture d’articles sur des blogs, et encore… Comment faire pour dire que l’on n’est pas d’accord avec quelque chose, dans ce cas-là ?

 

Post-Scriptum : Heureusement, j’écris de la fiction. Mais en gardant cette façon de penser de certains… cela voudrait dire qu’un spécialiste sur Napoléon n’est en fait que Napoléon ressuscité ?

Blog | 03.07.2011 - 00 h 35 | 5 COMMENTAIRES
Ceci est un début comme un autre.

Cela fait quelques mois que j’y pense. Oui, vous savez, à m’inscrire ici, et créer un blog. Je lis certains Yaggeurs depuis un moment.

Malheureusement, ma procrastination est en couple avec mon hésitation, et j’ai longuement observé leur débat, que nous pouvons résumer ainsi : « Je le fais ? Je le fais pas ? Bon je le ferai plus tard. Oh et puis finalement non. Quoique… »

 

Je suis souvent comme ça. C’est un fabuleux défaut qui fait que chacun de mes actes surprend mon entourage.

Mais c’est cette année, là, qui est particulière : je change, petit à petit. J’ose, j’assume. Mes opinion naissent, se confrontent à celles des autres, évoluent.

J’ai fait ma première Gay Pride à Paris, cette année, je m’y suis sentie bien. Fière, aussi, d’avoir eu le culot d’y aller (et d’avoir été comptée, même par la préfecture). J’y ai vu des gens distribuer des flyers de Yagg. Cela m’a un peu décidée. Je les remercie de leur présence.

Il m’a fallu une semaine pour passer à l’acte. Procrastination, hésitation, tout ça. Oui, je sais, je me prends la tête pour rien. Et encore, j’ai besoin d’un référendum avec moi-même pour savoir si je rentre dans un bar, alors que je suis seule.

 

Toujours est-il que j’ai rempli les formulaires d’inscription, et me voilà.

Ensuite, reste à savoir ce dont je pourrais parler. J’écris des fictions, mais celles-ci sont de plus en plus souvent dépassées par la réalité.

Ne sachant pas trop choisir entre les deux, et sachant que de toutes manières, je ne m’y tiendrais pas, je proclame que j’écrirai ce que je veux. Entre mes inventions et mon avis sur ce monde qui nous entoure, il y a matière à écrire.

Et même pas besoin d’hésiter pour décider ça.

 

Quand je dis que je change !

 

Post-Scriptum : Pour la procrastination, je cherche toujours un remède.

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